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Gourdon, canton et environ

Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00



Une brochure était mise à la disposition des visiteurs.

Elle a été rédigée par Mr Jean-Pierre Dupeyroux



Cette brochure présente l’histoire, les éléments d’architecture, le mobilier, la statuaire et les fameuse peintures murales découvertes dans cette église.
En voici le contenu :
Histoire et architecture
     Cette église est consacrée à Saint Pierre-aux-liens en souvenir d’un miracle qui fît trancher ses chaînes. Sa fête est le 1er août. Elle possède une très grande sœur à Rome :  la Basilique Eudoxienne célèbre par la statue de Moïse de Michel-Ange.
     Elle était celle de Murat qui à l’époque de sa construction, était le principal village de la région avec pour écarts Gourdon, Chemin, Le Bourg…Le mot Murat vient probablement du latin muratus : lieu muré fortifié. Des familles du nom de Murat existèrent en Bas Limousin : un Archambault de Murat est attesté en 1080. Entre le XIIIème et le XVème siècle, malgré les pires malheurs (guerre de 100 ans, guerres civiles, actes de brigandage…) le sol de France et en particulier du Limousin, se couvre d’églises, témoignage d’une foi intense. A la fin du XIX me siècle, l’essor économique se traduit par le développement des villages en bordure des routes, c’est le cas de Gourdon, situé sur la route de Bugeat à Treignac. En 1897,  Murat ne compte plus, en dehors du presbytère et de la mairie que deux propriétés. La mairie est transférée à Gourdon au XXème siècle (délibération du 26 octobre 1969)
L’église est d’un plan classique avec une nef centrale et deux chapelles latérales. Le matériau de construction est le granite d’extraction local. Les toits devaient être en chaume lorsque l’on observe les pentes. Il faut signaler la couverture en lauzes de la chapelle sud.

   Le plan à nef unique et chevet plat, la présence de banquettes le long du mur de la nef peuvent faire remonter les bases de la construction à l’époque romane. Néanmoins, son aspect actuel résulte des remaniements effectués aux XVème siècle (chapelle sud), XVII-XVIIIème siècle (reprise haute des murs, du portail, de la couverture, décors peints) et XIXème siècle (badigeon blanc des murs, décor de l’oculus du chœur.
Au XVIIème siècle, d’importants travaux sont faits, sous l’influence et avec peut-être le financement des nouveaux seigneurs : les Boisse de Lafarge qui font poser leur blason au dessus de la porte. L’importance des contreforts du mur conduit à penser qu’ils ont servi à consolider le bâtiment.
   Les Boisse de Lafarge ont succédé aux Pompadour qui eux - mêmes avaient succédé aux vicomtes de Comborn. Il est probable qu’il y a, enterrés non loin de l’autel la tête tournée vers l’ouest, quelques membres de cette famille.
   Comme toutes les églises du canton de Bugeat, il y a un clocher mur sur la partie occidentale. Celui-ci comprend quelques particularités qui méritent d’être soulignées :
- il y a trois baies alignées pour trois cloches, ce qui est peu courant, en général il y a en deux. La tradition veut que l’une des trois cloches ait été donnée par la maison Pompadour.
- Il est de forme trapézoïdale surmontée d’une croix entourée de deux cônes avec un rappel sur la croix à côté de l’église. Ces motifs architecturaux appelés « Amortissements » sont caractéristiques des décorations de la période classique (XVIIème siècle) au dessus des frontons ou des lucarnes dans les bâtiments civils. Ils n’ont pas de signification religieuse.
- La face occidentale ne comprend pas de porte d’entrée même si c’est le cas pour d’autres églises (Pradines).

Le mobilier et la statuaire
   L’église conserve un intéressant mobilier des XVII-XVIII ème et XIX ème siècles. Les bois de chêne, rongés par l’humidité et attaqués par les insectes xylophages ont été traités et consolidés ; certains éléments, nécessaires à la stabilité de l’ensemble ou permettant une meilleure compréhension de l’œuvre ont été restitués.
   Caractéristique du mobilier issu des directives de la Contre-Réforme, le maître- autel repose sur une estrade. Peint au siècle dernier d’une terne couleur marron, la restauration a fait apparaître les polychromies anciennes. La table d’autel (refaite au XIXème siècle) est décorée dans ses angles de têtes d’angelots XVII-XVIIIème siècles. Sur la prédelle (sorte de gradin où étaient disposés les porte-cierges et les vases) se déploie une guirlande alternant des têtes d’anges ailés et des motifs floraux. La porte du tabernacle est sculptée d’une  Dérision du Christ ; Dieu le Père sortant des nuées surmonte une façade du tabernacle. Les niches des panneaux latéraux du tabernacle abritaient des statues disparues. L’ensemble est surmonté d’une exposition (niche où était présenté le Saint Sacrement dans un ostensoir) ;l’angelot de droite, volé à une date indéterminée, a été resculpté sur le modèle de gauche. Les volutes d’encadrement de l’ensemble, sont du siècle dernier : elles ont été peintes en accord chromatique avec l’ensemble, de même que les boiseries de fond du chevet en faux marbre.
   L’autel de la chapelle sud a retrouvé sa peinture en faux marbre.
Six statues ont également bénéficié d’une restauration dont une Vierge à l’enfant et une statue de Saint Pierre-aux-Liens (en référence au vocable de l’église).
   Il faut signaler 13 lithographies d’un chemin de croix, remontant vraisemblablement aux années antérieures à 1881, date à laquelle le curé de Lestards les avait encadrées avec montage sur des journaux d’époque (détenus à la mairie de Gourdon).

Les peintures murales et les vitraux
   Les murs étaient couverts de plusieurs couches de lait de chaux. La restauration a permis de révéler une litre funéraire courant en haut des murs : ce décor funèbre, frappé d’un écu armorié, celui des Boisse de Lafarge, était peint lors des funérailles d’un seigneur. Elle a été peinte pour les funérailles de Jacques ou de Joseph de Boisse au XVIIIème siècle. La couronne aussi de l’écu correspond au titre de Vicomte, celui du vicomté de Treignac acheté par la famille en 1737. Elle est interrompue vers le mur ouest : elle venait buter contre une tribune en bois des XVII-XVIIIème siècle qui a été supprimée.
   Sur le mur du chœur sont désormais visibles plusieurs niveaux de décors muraux : un décor d’arbre aux branches grêles sans feuillage dont la signification est difficile à préciser, peut-être l’arbre de vie ; c’est la couche la plus ancienne (XV-XVIème siècle). Puis au XVII-XVIIIème siècle, la mise en place d’un nouveau maître-autel appela la confection d’un décor simulé peint d’une fausse architecture de colonnes entre lesquelles sont suspendues des médaillons de Sacré-Cœur (la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus se développe au cours des XVII et XVIIIème siècles) et de draperies. Enfin, au XIXème siècle, après un badigeonnage en blanc de l’ensemble de l’édifice, seul l’oculus du chœur reçut une mise en valeur par cette alternance de faux claveaux peints en blanc et rehauts d’entrelacs et de noir.
   La chapelle sud, dédiée au siècle dernier à Saint Pierre, présente également une mise en valeur par un accompagnement peint sur les murs d’un encadrement accolé de volutes et surmonté de vases de fleurs. Cette chapelle, probablement d’origine seigneuriale, était sous le vocable de la Vierge au XVIIIème siècle (date probable des peintures) en raison de la présence du monogramme de la Vierge en partie supérieure.
   L’église de Murat offre un témoignage particulièrement intéressant d’un art religieux populaire : décor floraux, sculptures simples. Une homogénéité est assurée entre le mobilier liturgique et les décors peints. Elle vient des directives de la Contre-Réforme appliquée dans une région où l’influence du protestantisme était forte.
Un ensemble de six vitraux contemporains a été réalisé par une artiste régionale.
   Le choix esthétique a été déterminé par une tonalité en accord avec le décor mural mis à jour. Les vitraux ont été faits en technique traditionnelle. Un verre anti-effraction avec un système de ventilation protège ces vitraux.


La rénovation de l’église et la mise en valeur du patrimoine
La dernière restauration de l’église a débuté en 1998 pour s’achever en 2005. Elle s’est composée de 4 tranches ainsi que du sondage des peintures, de la restauration, du mobilier et du changement de vitraux. Le coût de l’ensemble de ces travaux s’est élevé à 165.416,62 € TTC. Ces travaux ont bénéficié de l’aide financière du Conseil Général, de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), de dons de plusieurs associations, notamment la Sauvegarde de l’Art Français, la Fondation du Patrimoine et l’Association des Amis du Pays de Bugeat. Une souscription publique a été également lancée.

   Les conseils techniques ont été apportés par le SDAP( Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine), la Conservation des Antiquités et Objets d’Arts et le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement.

   La rénovation de cette église qui a nécessité un effort important et dans la durée de la Municipalité de Gourdon-Murat, s’inscrit dans une politique générale de mise en valeur du patrimoine  de notre région.
On peut citer, en effet :
- l’achat par la Commune du terrain entourant le Chêne de Sully (à 200 mètres de l’Eglise en allant vers Gourdon.
- La restauration de la Maison Gasparoux sur la place de l’Eglise.
- La mise en valeur de l’ensemble des éléments constituant la villa gallo-romaine des Mazières.

Intérieur de l'église
Publié dans : Gourdon, canton et environ
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00
Quelques moments de cette journée du 5 août 2006.

Eglise_0002
Vidéo envoyée par ionard
Publié dans : Gourdon, canton et environ
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00
Gourdon-Murat
‘ Une page de notre histoire s’en va avec Joseph Magnaval’



Joseph Magnaval est mort le 2 août 2006. Son décès est un deuil non seulement pour la commune, mais aussi pour tous ses amis et camarades. Un long cortège s’était formé, le 5 août pour l’accompagner au cimetière de Murat. Les porte-drapeaux  de la commune, du PCF et de l’ANACR faisaient une garde d’honneur pendant les allocutions de Jacques Joffre et Jean Madranges.


L’hommage du maire. « Etre maire d’une commune comme la notre procure des joies mais bien souvent des peines immenses et c’est le cas aujourd’hui. Joseph est né le 29 mars 1917 à Gourdon, dans une famille de petits paysans. Il fréquente l’école de Gourdon, travaille dans différentes fermes de la région jusqu’à son service militaire en octobre 1937, au 121 ème régiment d’infanterie à Chaumont. De retour au pays, il n’a pas le temps de souffler que déjà il est rappelé sous les drapeaux : la guerre de 1939 vient de commencer. Affecté en Alsace, il devient infirmier militaire. Ensuite sur le front de la Somme où il est fait prisonnier le 6 juin 1940, il est envoyé en Westphalie, mais ne pouvant supporté d’être privé de liberté, il s’évade. Il restera neuf mois dans un commando disciplinaire où sa formation d’infirmier lui évite le camp de Rawa-Ruska. Il retourne dans un stalag à Dortmund jusqu’à sa libération en avril 1945 par l’armée américaine. Et cela fait sept ans et demi que Joseph est parti de chez lui : toute une partie de sa jeunesse qu’il a donné pour défendre la France. Il sera décoré de la croix du combattant à titre militaire. La vie reprend son cours : Joseph « monte » à Paris avec son frère Elie où il travaille dans le bâtiment. Lors d’un séjour au pays, il fait la connaissance de Mercédès au village d’Ambiaud où elle s’occupe du placement dans les familles d’accueil d’enfants réfugiés qui avaient fui avec leurs parents le régime fasciste de Franco. Ils se marient le 24 janvier 1948 à Ivry sur Seine. De cette union naîtront cinq enfants…. Joseph était un homme d’honneur et de conviction et sa captivité avait forgé en lui un esprit de liberté et d’égalité qui l’a amené à adhérer au parti communiste français dès 1946 , et il n’a jamais cessé d’être  un militant actif. Joseph , tu vas nous manquer et surtout à tes enfants et petits enfants .Tu étais quelqu’un avec qui j’aimais bien discuter. Un jour, tu m’avais demandé que la commune devienne propriétaire du monument de ton frère Damien, tombé sous les balles des fascistes espagnols et que ta famille a érigé derrière votre maison… "


L’ECHO du PAYS d’USSEL        mercredi 16 août 2006


Quelques photos de notre tonton Joseph qui nous manque tant.


                  Tata Mercédès, tonton Joseph ,le petit Mimi et tit Claude
                                               année 1962

                         En 2004 entouré de Betty et d'Anita.
Publié dans : Gourdon, canton et environ
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00
L'édifice de Saint Pierre aux liens restauré.


"..celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas, voilà qui est magnifiquement illustré ce jour, car tous se sont donnés la main pour que cet édifice revive! " s'est exclamé Jacques Joffre, maire de Gourdon-Murat. En compagnie de son conseil municipal,des habitants et de nombreuses personnalités dont  le Préfet de la Corrèze Philippe Galli,le président du Conseil Général Jean-Pierre Dupont, la présidente de la Communauté des Communes de Bugeat-Sornac Luce Malpeyre, le conseiller  général du Canton Christophe Petit et de beaucoup d'autres  il célébrait la restauration achevée de l'église de Saint Pierre aux liens.
Coût total des travaux: 165.146 € TTC. Ces travaux ont bénéficié de l'aide financière du Conseil Général, de la Direction réginale des Affaires culturelles et de dons en provenance de différentes structures, dont la sauvegarde de l'Art Français, l'association des amis du Pays de Bugeat...
Il est important de noter que la souscription publique lancée auprès des habitants et des entreprises a permis de récolter  la somme de 6.557 € .
Un autre chèque de 11.644 € correspondait à l'aide complémentaire apportée par la Fondation du Patrimoine.
"Grâce au charisme de l'équipe municipale et à la campagne de communication lancée par la Fondation , commente Serge Pouxviel-Valetas (le responsable de la Fondation du Patrimoine pour la Corrèze), ce sont 31% des foyers et des entreprises contactés qui se sont mobilisés pour aider au sauvetage de cette église . C'est bien.
Forte de ce succès, la commune a décidé de renouveler l'opération en lançant  une deuxième souscription publique en faveur cette fois-ci, de la restauration de l'ancienne maison Gasparoux, qui jouxte l'église."


Pour tout renseignement sur les modalités de la souscription  publique ,qui peut notamment ouvrir droit à un crédit d'impôt, contacter la mairie de Gourdon-Murat. Tél 05 55 94 02 00 ou la Fondation du Patrimoine de la Corrèze Tel: 05 55 08 37 32. http://mapage.noos.fr/danysite/eglisemurat_a.html
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00





Pour rappeler ce fameux titre: et au milieu coule une rivière.....
La rue principale de Gourdon-Murat, la départementale 32, coïncide avec la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Corrèze et de la Vézère!
Autant vous dire que c'est un coin rêvé pour tout passionné de pêche tel que Kléber!

Le coin du pecheur_0001
Vidéo envoyée par ionard
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00

Dans la nuit du lundi 28 août au mardi 29 août 2006, un vent violent a soufflé sur Gourdon.
Nous avons à déplorer la chute fatale de la marre principale de notre pommier  planté sous le Front Populaire.
Consternés nous sommes!!!!
Mais comment allons nous nous protéger du soleil l'an prochain???
Avez-vous une idée?
Et  dieu sait...mais non Dieu n'a rien à voir dans cette affaire!!!! qu'est ce que je raconte????
Je voulais dire seulement que nous avions soigné cet ancêtre qui avait été témoin de nos envolés de jupe sur la balançoire, des rires d'enfants cherchant les oeufs de Pâques, des chuchotis des mésanges charbonnières, ,des flox odorants caressant son tronc... Gilles l'avait si bien soigné!
Las! porteur de ces multiples pommes acidulées  du Canada  il a bais
un bras majeur !
Elagage effectué par Karl

Publié dans : Gourdon, canton et environ
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 00:00
 
Par une des rares journées ensoleillées de ce fichu mois d'août, un pêcheur , non pas devant l'éternel, mais à la ligne a laissé traîné le fil de sa canne à pêche dans les eaux  sauvages de la belle Vézère!
Devinez ce qu'il a pêché?
Publié dans : Gourdon, canton et environ
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Dimanche 17 septembre 2006 7 17 /09 /Sep /2006 00:00






Journée du Patrimoine

Regard sur un hameau de la commune de Grandsaigne.

La cloche de la chapelle guidait les voyageurs vers l'hospice installé là au XIIème siècle.
La dévotion à la fontaine de Sainte Madeleine a attiré les pélerins jusqu'au milieu du 20 ème siècle.
Abandonnée après la désertification du village, la chapelle vient d'être restaurée à l' initiative de l'Association "Renaissance des vieilles pierres entre Millevaches et Monédières"".
Pendant la dernière guerre un groupe de résistants cantonné dans les environs, avait un poste de guet sur le rocher en face de l'immense panorama qui s'ouvre sur la vallée de la Corrèze.

Cledat_0001
Vidéo envoyée par ionard
Publié dans : Gourdon, canton et environ
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