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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 00:00
La 24ème édition des Journées du Patrimoine a lieu ce week end.
Historiens et artisans redonnent vie et sens au patrimoine.
Et bien aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une charrette bleue qui pour moi fait partie du Patrimoine limousin.

charrette-bleue.jpg

Oubliée au fond d'une étable, j'aimerais lui redonner vie!
La retrouver attelée aux  deux belles limousines, la Bouquet et la Mignarde. Menées par la guyade d'Adrien, ruminant quelques herbes fânées, elles attendraient patiemment que l'on charge le foin lancé à toute volée par des bras costauds, tassé par le piétinement  de joyeux galopins juchés au sommet  de la charrette. Le soleil écrasant de midi verrait les fâneurs se mettre à l'ombre du gros chêne pour se désaltérer de l'eau fraîche de la source. Et on remonterait le chemin caillouteux du Grand Pré accompagné de la musique aigrelette des essieux de la vieille charrette et du bourdonnement des abeilles cherchant à rentrer dans les ruches paillées.
........ un peu de nostalgie  ce matin et la vue des vieux sabots mis à l'abri de ce fenestrou n'a rien arrangé!



sabots-oublies.jpg


Enfin c'est façon de parler......de mes grands parents, Adrien et Joséphine  Magnaval.

Web-Los-de-la-ferma.jpg
Extrait du livre "Balade dans le Vieux Gourdon"de Marcel Viossanges
"..Adrien ..était un homme d'une très grande pondération, il ne se départait jamais de son calme.
Chaussé de gros sabots,..,coiffé d'un chapeau de feutre noir, ce qui le distinguait des autres paysans,la coiffure traditionnelle était plutôt la casquette ou le béret basque, on le voyait souvent arpenté les rues du village, un outil sur l'épaule ou conduire,avec sa guyade, son attelage de vaches.
Adrien avait comme violon d'Ingres, entr'autres, l'apiculture.Oh! il ne possédait que quelques ruches, qu'il avait installées à la tête de son pré sur la route de Murat. Mais c'était pour lui une sorte de passion jalouse et il fallait le voir surveiller et admirer le travail de ses abeilles.
Un jour il me fit don d'un essaim et, grâce aux leçons qu'il m'administra, je fus à mon tour gagner par le virus."
Voilà ! C'était ma contribution  aux journées du Patrimoine.


Publié dans : La ferme de la Grande Ourse
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