Mardi 18 novembre 2008
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Au mois de mars 2008, prenant des photos du grenier de la ferme,je n'avais pas vu cette lance qui surgissait de
derrière les pierres. Je ne voyais que la malle!
Quelques jours plus tard, persuadée d'y voir là une tringle ou un porte manteau, j'extirpais de sa cachette cet
homme de fer, ou plutôt devrai je dire cet homme de pointe!
Réalisé tout en pointes! Etonnant! Don Quichotte!
Jusqu'à présent personne n'a pu me dire d'où il venait..... sauf que cette ferme était sans doute un refuge idéal pour cet hidalgo, Ay
Carmela résonnant encore il y a peu au
creux de ces vieilles pierres!
Gardien de l'âtre, il est maintenant là immobile devant le feu!
Tout naturellement j'ai envoyé son double à ma bibliothécaire préférée, Quichottine, qui sait si bien nous conter son histoire et d'autres
encore!'
C'est un bonheur que de marcher dans les allées de cette bibliothèque.... jusqu'à m' y endormir
dans le moelleux des coussins et capable de reprendre tout à trac la conversation!
Un lieu magique je vous dis!
Et justement parlant de livres, il y a parfois des résonances incroyables!
J'avais prêté le livre de Jean-Marie Borzeix 'Jeudi Saint'à Albert ; tout ému d'y lire l'histoire de cette journée du 6 avril 1944 dont il
se souvenait très bien et c'est d'un geste amical qu'il me tendit un autre livre
-" Il faut lire aussi celui là!
"Hommage à Georges Guingouin, le résistant, l'ami, le camarade"
Faisant des recherches sur le Net, je trouve « Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin… » par Armand Gatti
Gatti, Armand Gatti prenant la parole dans "Libération" il y a peu à propos des évènements survenus à Tarnac..
Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin,
poème rendu impossible par les mots du langage politique qui le hantent mais dont les arbres de la
forêt de La Berbeyrolle, à Tarnac,maintiennent le combat par son toujours maquisard « Don Qui ? »
A 18 ans ,Dante Gatti rejoint la Résistance en 1942, en Corrèze, dans des oripeaux don-quichottesques, trimballant ses livres. Arrêté, torturé, il déclame de la poésie à ses bourreaux. Dans sa
tête, pour tenir, il compose une incroyable épopée de deux mille alexandrins sur les arbres ; aujourd’hui, il peut encore en réciter de longs passages, traversés d’un souffle lyrique saisissant, à
ses interlocuteurs abasourdis. Il est condamné à mort, puis gracié in extremis, en raison de son jeune âge. Déporté, il s’évade du camp à pied, puis gagne Londres. Il participe aux batailles de la Libération en tant que parachutiste.
DON QUICHOTTE
« Don qui ? » était le surnom de Gatti au maquis ; parce qu’il s’agit, selon le sous-commandant
Marcos, du « plus grand livre politique jamais écrit ». Le seul nom de Don Quichotte sonne comme une réhabilitation nécessaire. Combien sont-ils, ici, à appartenir au camp des perdants ? Tant de
disparus ringardisés ou criminalisés dans leur combat, dans leurs convictions, dans ce pour quoi ils sont morts, par l’échec déclaré des révoltes et des révolutions à la surface du globe. Gatti
fait revivre des hommes et des femmes qui ont vu juste, et dont on a tenté d’effacer jusqu’au
souvenir - soit dans le camp adverse, soit dans leur propre camp.
Gatti (par Marc Kravetz)
Gatti Dante, Sauveur, né le 26 janvier 1924 à Monaco, fils d’Auguste Rainier, balayeur, et de Letizia Luzona, femme de ménage.
Bon élève (dissipé) du petit séminaire; résistant, condamné à mort (gracié en raison de son âge), déporté (évadé), journaliste (médaillé), journaliste (couronné du prix Albert Londres) au Parisien
Libéré puis à Paris Match, France Observateur, L’express et Libération; cinéaste (consacré dès son premier film - L’Enclos, ignoré dès le second, exilé pour le troisième, interdit de caméra pour
beaucoup d’autres; écrivain-dramaturge-metteur en scène; voyageur…
Signe particulier : refuse de s’enfermer dans sa fiche de police.
A l’école, à Monaco, ses petits camarades l’appelaient « salami ». En les battant sur leur propre terrain, celui de la langue française, lui, le fils d’immigrés piémontais, a
gagné son sésame pour une existence démultipliée. Résistant, déporté, Armand Gatti a été successivement journaliste, cinéaste, auteur de théâtre et metteur en scène. Ami de Mao, de Che Guevara, de Jean Vilar, à la fois poète et homme d’action -pour lui, les deux se confondent-,
il a arpenté tous les fronts du siècle, du Guatemala à l’Irlande du Nord, de l’Algérie à Cuba. Aujourd’hui, à 84 ans, il travaille avec ceux qu’il nomme ses « loulous », chômeurs, toxicomanes, délinquants, à qui il tente, par la puissance du verbe, de rendre leur
dignité et la maîtrise de leur destin. Véritable légende vivante, Gatti figure dans le dictionnaire (le Petit Robert des noms propres), mais il ne reste connu que d’un cercle d’inconditionnels.
Récit de la vie haletante de ce turbulent et malicieux anarchiste, tout entière dédiée à « l’homme
plus grand que l’homme ».
à suivre.....
articles écrits à partir de différentes sources
dont
http://www.liberation.fr/societe/0101265986-je-ne-les-vois-pas-dans-l-action-directe
http://refugegatti.canalblog.com/
Publié dans : Echos de Liberté
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