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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 00:00

Le soleil se couche ce soir sur mon pays!
Laissez moi encore vous parler de Don qui?


Le poème d’une centaine de pages écrit par Gatti cet hiver après la mort du grand maquisard Georges Guingouin est une ode lyrique au Limousin et à l’esprit de Résistance.

Retour aux Mille sources:

En 2005, Armand Gatti revient plusieurs fois sur le plateau aux « mille sources », dans la montagne limousine, à l’endroit où sa vie prit sens et envol. « Ma deuxième naissance », dit-il.

Au printemps Gatti se rend en haute Corrèze, au village de Tarnac et à la ferme de la Berbeyrolle où il fut planqué par Raymond Mas, le boulanger, et Pierre Hélie, « le paysan magnifique ».

Au dessus de son « trou », au côté de ses morts, les arbres montent toujours la garde. Le poète pénètre dans le maquis régénérateur où, par ses lectures et ses dialogues clandestins avec la forêt, il a accroché l’Univers.

Et quelques lignes sur Georges Guingouin


 
        "  Quasiment inconnu au delà de son pays limousin, où il fait toujours figure d’un moderne Jacquou le Croquant Communiste, Georges Guingouin est sans doute la plus singulière des personnalités majeures de la Résistance française. Il le fut en dépit, mais aussi  grâce à la force de son enracinement parmi les paysans et le peuple d’une terre occitane rude, secrète, « sensible et rebelle ».
         Premier maquisard de France, libérateur de Limoges, maire de cette ville jusqu’en 1947, Compagnon de la Libération ayant reçu les marques de reconnaissace des nations britanique, italienne et américaine, il restera, sa vie durant, un rebelle, l’archétype d’une résistance jamais abattue.
Après la Libération, en reprenant les rênes, la classe politique professionnelle, unanime, organisera avec méthode et acharnement son lynchage et sa disparition. En dépit des calomnies déversées par les journaux, des exclusions, des emprisonnements, des tentatives d’assassinat et des procès, l’homme isolé et nu, tint bon, entouré d’un carré de fidèles. Disparu de la scène publique et redevenu instituteur, rien n’arrêta cependant sa parole et son obstination à recouvrer son honneur, celui de toutes les résistances qui ont la liberté, la justice, l’égalité, la vérité et la fraternité comme recherches et pratiques. Il obtint le non-lieu des tribunaux et beaucoup plus tard les excuses publiques d’un Parti communiste reconnaissant devant l’Histoire sa terrible erreur."
Texte de Francis Juchereau

Vous l'aurez compris! ce n'est pas par hasard que je vous ai parlé hier et aujourd'hui de ces deux figures de la Résistance.
C'est bien pour faire écho aux derniers évènements de Tarnac.
  Avant que de délirer et se déchirer, ces jeunes impliqués dans cette affaire, ont droit à la présomption d'innocence, mes compatriotes de Tarnac ont droit au respect et à la dignité!
Je sens tellement de mépris chez les médias lorsqu'ils parlent de ce trou perdu....
que ça me révolte!
Passez ce pont de pierre et admirez la beauté du lieu!

La planche de Marcy
Photo de Jacques Luce

Publié dans : Echos de Liberté
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