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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 00:00



Charles Lachaud est né face à la vieille halle, le 25 février 1817 à Treignac.
Son père Sulpice Lachaud, notaire très connu, fut un bon maire de la ville.

(Lorsque j'ai fait mon arbre généalogique,  j'ai trouvé un ancêtre commun en la personne de Jean Bunisset.....)

Comme beaucoup de ses camarades élevés au grand air, le jeune Lachaud n'était pas des plus dociles. Il fut "un assez pitoyable élève". Heureusement, un jeune professeur du nouveau collège de Bazas, en Gironde, l'abbé Flandrin rencontra l'enfant au cours d'un voyage à Treignac. Il remarqua cet écolier:" le trouvant vif, intelligent et aimable, il s'étonna qu'il ne fit pas de progrès. Il demanda à son père de l'emmener avec lui à Bazas et l'obtint.
Ayant terminé ses études secondaires avec succés, son père l'envoya à Paris faire son droit en 1836. Trois ans plus tard, il était licencié. Quelques mois après il s'inscrivait comme avocat stagiaire au barreau de Tulle..... mais bientôt ce fut sa première plaidoirie et quelques mois après "l'affaire Lafarge". Il avait trouvé sa voie.

Près de la Chaussée d'Antin, était un "salon" célèbre, né en plein éclat du romantisme, celui de Mme Ancelot.
Son salon rivalisait avec les plus célèbres, en particulier celui de Mme Récamier qui vint souvent avec Chateaubriand aux soirées de Mme Ancelot.
Victor Hugo le fréquenta au début de sa carrière poétique.Et la figure un peu hautaine du comte Alfred de Vigny y apportait une note de mystère et de grandeur. Ce dernier était l'ami privilégié de la maison et un des plus fidèles admirateurs de Mme Ancelot.
Un soir , l'avocat M° Dubreuil introduisit  dans l'assemblée son jeune ami Charles Lachaud qui venait de s'installer dans un modeste appartement de la rue Neuve-Luxembourg. Chacun l'accueillit avec bonne grâce, depuis Mme Ancelot, jusqu'à sa fille unique Louise, alors dans tout le rayonnement de sa jeunesse. En effet l'affaire Lafarge avait été souvent commentée dans ce salon et le jeune avocat était précédé de toute une légende  dorée. Sa voix, déjà incomparable fit le reste . Il fut adopté.

Quant à lui, il s'interessa surtout à la jeune fille de la maison.
Le mariage fut célébré le 17 février 1844.
Deux enfants vinrent apporter la joie au foyer. Georges l'aîné naquit la nuit de Noël 1844..... Alfred de Vigny accepta avec joie d'être parrain. Thérèse naquit le 12 janvier 1846.
......
Nous pouvons maintenant tracer le portrait de l'homme public, de l'avocat incomparable que fut Charles Lachaud. (à suivre)



pffffffffffft un potin...... ça vous dit?
Alors voilà!
L'attachement si marqué du comte Alfred de Vigny pour Louise Ancelot a fait penser qu'elle aurait pu être sa fille!
Aucune preuve n'a pu être apportée cependant. Pour autant,  A . de Vigny légua tous ses biens, en dehors de son oeuvre littéraire, à celle  qu'il considérait comme "la fille de son âme".


Publié dans : Echos de Liberté
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