Mercredi 26 novembre 2008
Pour vous faire patienter, une huile d'Henriette Clemenceau!
et une pomme pour la route!
Peinture au couteau du temps où j'avais le temps! qu'il est loin!
L'expo improbable sur le coup de coeur de mes amis blogueurs avait bien plu à ma copine Noëlle!
Elle m'a envoyé sa participation et elle est tellement impressionnante que je vous la donne à voir!
Le reconnaissez-vous?
Et là?

2002 : Victor Hugo selon Ousmane Sow est coulé dans le bronze.
Le sculpteur et le poète ont lutté fraternellement au pied du « Sphinx » pendant des mois. Il l'a voulu plus grand que lui (deux mètres trente). Il voue une admiration et une tendresse particulière
à Hugo qui, à seize ans, écrivait « Bug Jargal », l'histoire d'un capitaine de Saint-Domingue qui sacrifie sa vie pour sauver son esclave. La statue qui figure aujourd'hui sur une place de
Besançon, ville natale d'Hugo, est sans doute pour Ousmane l'occasion de témoigner de sa foi en l'homme et (d'une certaine façon, aux antipodes de tout dogmatisme) en Dieu.
Ousmane Sow
Ousmane Sow est né à Dakar en 1935. Sculptant depuis l’enfance, puis tout en exerçant par la suite le métier de kinésithérapeute, c’est seulement à l’âge de cinquante ans qu'il décide de se
consacrer entièrement à la sculpture.
S’attachant à représenter l’homme, il travaille par séries et s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis d’Amérique. Puisant son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma,
l’histoire ou l’ethnologie, son art retrouve un souffle épique que l’on croyait perdu. Fondamentalement figuratives, témoignant toutefois d’un souci de vérité éloigné de tout réalisme, ses effigies
plus grandes que nature sont sculptées sans modèle. Ces figures ont la force des métissages réussis entre l’art de la grande statuaire occidentale et les pratiques rituelles africaines.
Avec l’irruption de ses Nouba au milieu des années 80, Ousmane Sow replace l’âme au corps de la sculpture, et l’Afrique au cœur de l’Europe.
En passant d’un continent à un autre, il rend hommage, dans sa création sur la bataille de Little Big Horn , aux ultimes guerriers d’un même soleil.
Des peuplades d’Afrique aux Indiens d’Amérique, il recherche le fluide de ces hommes debout. Comme s’il s’agissait pour lui d’offrir en miroir à ces ethnies nomades, fières et esthètes, cet art
sédentaire qui leur fait défaut : la sculpture.
Révélé en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar, où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, l’artiste expose six ans plus tard, en 1993, à la Dokumenta de Kassel en Allemagne.
Puis, en 1995, au Palazzo Grassi, à l’occasion du centenaire de la Biennale de Venise.
Son exposition sur le Pont des Arts au printemps 1999 attira plus de trois millions de visiteurs.
Oeuvre
En 1984 Ousmane Sow réalise sa première série de sculptures : les Nouba
En 1988, naissent les Masaï, en 1991 les Zoulou, et en 1993 les Peulh.
En 1999 il crée « la bataille de Little Big Horn », une série de trente-cinq pièces exposées sur le Pont des Arts, exposition qui réunit toutes ses séries.
En 2001, il confie aux Fonderies de Coubertin et aux Fonderies Susse la réalisation de ses premiers bronzes, réalisés à partir de ses originaux. Une vingtaine
de bronzes ont depuis vu le jour.
Cette même année, il réalise une commande pour le Comité International des Jeux Olympiques, « Le coureur sur la ligne de départ », aujourd’hui installé au Musée des
Jeux Olympiques à Lausanne.
En 2002, il crée, à la demande de « Médecins du Monde », une sculpture de Victor Hugo pour la « Journée du refus de l’exclusion et de la misère ».
Le bronze de cette sculpture a été commandé par la municipalité de Besançon, ville natale du poète. L’oeuvre a été installée dans cette ville, à l’automne 2003, place
des Droits de l’Homme.
Ousmane Sow travaille actuellement à la création de petites sculptures Nouba, et à celle de sculptures monumentales, en hommage aux grands hommes qui marquèrent sa
vie. C’est ainsi, que, dans le sillage de Victor Hugo et du Général de Gaulle, sont en train de naître à Dakar l’effigie de son père et celle de Nelson Mandela.
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Noëlle, bravo ! Tu as réussi une très belle photo à cette exposition en Arles!
Merci
Commentaires