Samedi 27 février 2010
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08:54
Je ne serai jamais un bon reporter..... toujours en décalée! ça ne le fait pas!
Panne importante d'électricité avant hier soir.... dans le noir à la lumière des bougies et du cantou !
On nous annonce des vents violents pour cette nuit! Département de la Corrèze en alerte orange!
Plus de 25000 grues tournoient au dessus de nos têtes, carcardant..... bruit impressionnant!
Il paraît qu'elles sont pertubées dans leur vol par des vents contraires venant d'Espagne!
Là elles remontent vers le Nord..... elles étaient passées au dessus de nos têtes le 16 octobre!
Alors quelques nouvelles!
La réunion "Limousin terre de gauche" s'est fort bien passée!
Du monde...... enfin dans nos campagnes ça reste raisonnable!

Associant pour la première fois le Front de gauche - PCF - Parti de gauche- le NPA - la gauche Alternative Ecologiste Limousine et des
personnalités venues de tous les horizons progressistes, cette liste pour les Régionales incarne une offre politique unitaire nouvelle à gauche. Elle fait évènement!
Véronique Momenteau tête de liste départementale pour la Corrèze NPA
Christian Audouin tête de liste régionale PCF
Leur programme est vraiment accrocheur!
Promouvoir un nouveau type de développement économique :
Parmi les huit points j'ai retenu surtout
le choix d'une agriculture paysanne: la Région défendra une agriculture paysanne locale, une agriculture saine garantissant la rémunération du travail agricole et permettant d'assurer l'autonomie
alimentaire. Elle favorisera l'installation de jeunes agriculteurs fondée sur la mobilisation du foncier, la qualité des filières, la diversification des productions en préservant le couple
polyculture-élevage . Elle encouragera l'agriculture biologique par des aides à la reconversion et favorisera les circuits courts privilégiant la relation directe producteurs-consommateurs.
Si j'étais plus jeune .... je me lancerais bien dans une AMAP...... avec mon jardin bio!
Impulser une démocratie nouvelle
Développer les
services publics: un choix de société
(quand on sait qu'il n'y a plus que deux écoles dans le canton et que l'on démantèle la poste!!)
Adapter les infrastructures de communication aux enjeux et besoin de notre époque.
Défendre et promouvoir un service public de formation et d'éducation.
Conforter les droits inaliénables au logement et à la santé.
S'engager dans une planification écologique.
Permettre l'accès de tous à la culture et au sport.
Faire vivre une véritable solidarité internationale.
Vous
l'aurez compris je soutiens cette liste!
Une bonne nouvelle pour finir!
A Tarnac
L'inspecteur d'académie, s'engage "expressément" à rétablir la classe à
la rentrée si les "élèves s'avèrent en nombre suffisant".
http://occupation-ecole-tarnac.over-blog.com/
Publié dans : Echos de Liberté
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Mercredi 24 février 2010
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Ces temps ci je fais dans l'actualité!
Réunion débat à Gourdon-Murat avec cette liste où les candidats sont unis pour la justice sociale, l'écologie et la démocratie!

Je vais y aller et me faire reporter!
et n'hésitez pas à visiter le site
terre de gauche!
Publié dans : Echos de Liberté
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Mardi 23 février 2010
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Ce matin en lisant le journal 'L'Echo Corrèze' du 23 février 2010, il y avait cet article!
Parents, élus et amis sont déterminés.
Il faut leur apporter notre soutien!
Et ce n'est pas encore aujourd'hui que l'on parlera du désert corrézien!
La preuve.......ils ont ouvert un blog pour toucher plus de monde!
Vous tous qui venaient sur mes potins, faites un pas, heu un clic !
occupation de l'école de Tarnac
Publié dans : Echos de Liberté
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Dimanche 7 février 2010
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19:48
Les logiques comptables de l'Education Nationale ignorent royalement la vie de nos communes rurales. Ce
n'est pas nouveau et cette année encore le couperet tombe en fonction des "tableurs" et des chiffres: nombre d'élèves, nombre de postes, contraintes budgétaire, etc.
Le hasard (?) fait que cette année l'école de Tarnac - vous ne connaissez pas Tarnac ! - soit sacrifiée sur
l'autel des chiffres. Les Tarnacois ont décidé de se battre pour vivre dans leur village et garder leur école. Cette pétition peut sauver cette école, ( une classe unique, de la maternelle au CM2
) demain ce sera la votre !
Nous, Vous, sommes concernés, merci de signer cette pétition, pour nos enfants, pour qu'ils continuent de
vivre au pays.
Publié dans : Echos de Liberté
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Vendredi 4 décembre 2009
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Contrairement à leurs habitudes, ils ne sont pas arrivés aux aurores.
Mais armés et casqués comme il se doit, ça c'est vrai.
Les arbres frissonnaient, quelques feuilles volèrent jusqu'à nos pieds... on était repéré!
Ils nous ont vu tout de suite.
Travailler du chapeau n'est pas notre fort et le jeunot qui n'en finissait pas de parader!
A tous les coups, on allait recevoir un coup de pied! C'est comme ça qu'ils agissent en
général!
Mais là point!
Il n'empêche que l'on n'en menait pas large!
Quand il a crié:- " va chercher l'appareil, je les garde à vue!"
Ca y est.... on allait être fiché!Adieu la liberté!
Quand on a entendu sa voix, on a prêté l'oreille.
-"Et ceux là? tu as vu il y en a plein.... mais ce n'est pas de la même
famille!"
Sûr qu'on est pas de la même famille!
Jugez plutôt!
Ils sont arrivés il y a peu.... pas trop arrogants mais très nombreux!
A croire qu'ils voulaient faire fi de l'identité régionale.....
Jamais vu dans les parages! En tout cas ils se réclamaient de César!
rien que ça.....on a bien failli revivre la guerre des Gaules... je vous jure en temps de crise, on
n'avait pas besoin de ça!Toujours est il que l' on a vu ces têtes rouges rampés devant nous, nous encerclés....
pas plus César que nous, nous amanite tue-mouche qui illustrons les livres d'enfant!
Non mais dès fois!!
Notre garde à vue n'a pas duré longtemps! Quelques clics, pas de claques et nous avons été enfin libres de
pousser comme on avait envie et nos proches voisins en ont profité aussi!
Sérieusement qui connait ce champignon?
Impossible de le trouver dans mon livre!
Au fait, mon titre vous a accroché?
Pour info allez lire cet article!
Publié dans : Echos de Liberté
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Samedi 24 octobre 2009
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Avec la privatisation de la poste dans l'air, le plateau de Millevaches a droit à un régime
amaigrissant!
ECHO DE LA CORRÈZE du jeudi 22 octobre :
........La commune de Bugeat ne veut pas perdre sa Poste et la voir rattachée à celle de Treignac.Le personnel
n'accepte pas non plus cette décision.
...les postiers seront en grève le vendredi 23...
La population , les élus sont invités à venir les soutenir sur le piquet de grève situé devant La Poste..
Toute la journée, de nombreuses personnes des communes environnantes sont venus soutenir les grévistes!
Terrible ce qui se passe sur notre plateau de
Millevaches!
"Ils' veulent notre mort ou quoi?
A Gourdon-Murat, de nombreux usagers sont allés soutenir le piquet de grève!
Et on ne se laissera pas faire!
Non mais des fois!
Publié dans : Echos de Liberté
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Mercredi 24 juin 2009
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A l'heure où la culture devient un mythe errant.......j'ai eu envie de vous faire entendre ce chant toujours
d'actualité!
"Cette chanson est si fortement associée à la Commune de Paris que, dans les esprits, elle fut écrite pour elle. Pourtant elle fut écrite sous Napoléon III avant même la guerre de 1870 (dont
l'humiliation de la défaite française devait produire, en 1871, l’occasion favorable au déclenchement de la Commune). Un fait notoire est qu'elle fut dédicacée (mais après coup) par son auteur
Jean-Baptiste Clément à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante[.
Les cerises évoquent différentes choses. D'une part, elles rappellent, par leur couleur, le sang et le drapeau rouge, liés entre autres à la Commune, ce qui fait que la chanson demeure associée à
l'idée de liberté, de solidarité, et de résistance face à l'oppression. D'autre part, les cerises renvoient au sucre et à l'été, et donc à un contexte joyeux voire festif. Ainsi la chanson véhicule
une certaine nostalgie et une certaine idée de gaieté populaire."
source wikipédia
Une grande pensée amicale à Julien et Yldune!
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Et le temps me manque pour venir vous voir et écrire des articles!
Mais j'ai plein de choses à vous dire et à vous montrer!
Le temps viendra où je serai plus disponible!
Aujourd'hui, jour de noeud lunaire, pas de jardinage!
Si le vent tombe nous allumerons un grand feu de la saint Jean, histoire de brûler de vieilles planches pourries!
Ciel bleu lumineux à la Grande Ourse, égayé par le chant des oiseaux et troublé aussi par des p***** de
mirages qui se tirent une bourre! Rien qu'un passage au dessus de nos têtes représente une année de notre consommation d'essence! Et ils étaient cinq!
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Je vous laisse admirer les cerises de Pierrette, elles sont du 93! Tout un symbole!
Et mon amie a un coeur gros comme ça!
Merci merci!
Publié dans : Echos de Liberté
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Jeudi 7 mai 2009
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Dernier volet sur l'histoire de cet illustre Treignacois , avocat à la Cour,
Charles Lachaud
Extrait de "L'histoire générale De Treignac-sur-Vézère" de Jean Vinatier
Jules Vallès, journaliste et socialiste fondateur du 'Cri du peuple" dit de lui
-" Ses coups de main sur la barre, ses coups de poing sur la poitrine, ses coups de gueule au grand moment, défonçaient les préventions hostiles, bousculaient la culpabilité dans la tête des
bourgeois, tout contents de ce qu'on se démenait pour les convaincre."
Marc Sangnier, son petit fils qui hérita de l'éloquence de son grand père, a souligné, à Treignac, lors de l'inauguration de sa statue, un trait particulier, peut-être le plus important:
"Il y a une voix que nous n'avons pas entendue..... c'est celle de tous ceux que Lachaud a soutenus, a défendus contre les autres et contre eux-mêmes; c'est la grande voix de tous ceux que le monde
condamne ou méprise, de ceux qu'il a aimés.
" Lachaud avait compris que nul ici-bas n'est coupable à jamais, qu'il n'y a pas de crime sans rédemption; et quand il rencontrait un misérable, objet de mépris pour tous, il trouvait dans sa
conscience d'honnête homme, assez de vertu pour lui en prêter un peu et l'en recouvrir comme d'un manteau royal....bon envers tout le monde, il mesurait le secours à la détresse et le pardon à la
faute."
Il y eut des grands procés ..... mais aussi
En 1869, il arpentait les couloirs du Palais, selon son habitude, lorsqu'il aperçut, effondrée sur un banc, une paysanne en pleurs.
"- Qu'est ce que vous faites ici? Pourquoi n'êtes vous pas dans votre village?
- C'est que je cherche un avocat!
- Eh! bien prenez-en un!
- C'est que je ne connais personne et pendant ce temps mon adversaire est en train de plaider contre moi.
- Où ça?
- Là - dedans M. l'avocat.
Rapidement Lachaud se fait expliquer l'objet du litige. Il s'agissait d'un mur mitoyen qui s'était écroulé. En quelques minutes l'avocat a réfléchi. Il entraîne la femme qui tient en main une
lettre cachetée. Il prend la lettre et au grand ébahissement des juges et de l'assistance, il entre dans la salle et se présente comme le défenseur. Tout le monde le reconnaît et fait silence.
" J'ai là dit Lachaud une lettre de la plus haute importance. Permettez moi de vous en donner connaissance... et à moi aussi." A ce trait, tout le monde sourit , on l'écoute. En trois minutes il
résume l'affaire. En trois autres minutes il réduit l'accusation à néant. Quelques instants après la paysanne est acquittée. Lachaud la reconduit jusqu'à la porte et refuse toute gratification. "
Allez, vous n'avez plus rien à faire ici. Retournez à votre campagne."
Une anecdote nous rappelle que sur les murs d'une prison, un criminel avait inscrit ces mots:" Niez toujours et prenez Lachaud pour avocat."
Une autre fois, une mère sans fortune vient remercier Lachaud en lui offrant une paire de chaussettes bien chaudes qu'elle avait tricotées elle-même. L'avocat reçut cet honoraire si" humble" avec
de vifs remerciements.
En 1867, l'avocat sautant un jour d'un omnibus en marche s'était blessé à la jambe. Les médecins qui le soignaient diagnostiquèrent alors du diabète. Avec sa bonne humeur habituelle , il suivit le
régime sévère qu'on lui indiqua et sa santé se maintint à peu près en équilibre jusqu'en 1881. Cette année-là les malaises s'aggravèrent. Il accepta, l'année suivante de venir se reposer à
Treignac. Le voyage fut pénible. A Eymoutiers il pleuvait à torrents. Son fils Georges conduisait la voiture, il fallut quatre heures pour gagner la maison natale.
Rentré à Paris le 6 octobre, il s'affaiblit alors rapidement..... le samedi 9 décembre, Lachaud demanda qu'on le porte dans son cabinet de travail. C'est là qu'il expira.
Le 13 décembre 1882, alors que par une curieuse coïncidence on enterrait également le socialiste Louis Blanc, une foule de 4000 personnes suivit silencieusement son cercueil. Suivant sa volonté,
pas un mot ne fut prononcé sur la tombe de ce maître de la parole.
Il repose au cimetière Montparnasse.
Peu après sa mort, la municipalité de Treignac donnait son nom à la place située devant sa maison natale.
Une plaque, sur l'un des piliers de la grille d'entrée rappelle sa naissance.
Quinze ans plus tard, les nombreux amis et admirateurs de l'avocat décidèrent de lui élever un monument digne de lui. Paris et la Corrèze, sans oublier Bazas, s'associèrent pour cet hommage
communs, aux efforts de Treignac. La plus belle place - celle de la République - fut choisie pour installer la statue.
Le 8 août 1897, jour d'inauguration de la statue, fut une des fêtes les plus mémorables que vécut jamais la cité.
L'oeuvre du sculpteur Allouard fut saluée par des applaudissements admiratifs. Lachaud revivait dand le bronze, tel que son pays l'avait connu et aimé.
Cette statue disparut pendant la seconde guerre mondiale (le bronze étant très recherché par l'armée allemande) et fut remplacée par une autre en pierre qui a, c'est sûr, moins d'allure.
Celle en bronze se trouve au musée de Treignac.
**Marc Sangnier, né le 3 avril 1873 à Paris et mort le 28 mai 1950 à Paris, est un journaliste et homme politique français. Il occupe une place importante dans le mouvement de l'éducation populaire
à travers les revues et mouvements qu'il a animés. Il est le pionnier du mouvement des Auberges de Jeunesse en France (1929).
Maison de Marc Sangnier
Vous pensiez que j'en avais fini avec Charles?
Et bien non!
Pour ceux qui oseront revenir, il y aura une douceur!
Publié dans : Echos de Liberté
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Mercredi 6 mai 2009
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Charles Lachaud est né face à la vieille halle, le 25 février 1817 à Treignac.
Son père Sulpice Lachaud, notaire très connu, fut un bon maire de la ville.
(Lorsque j'ai fait mon arbre généalogique, j'ai trouvé un ancêtre commun en la personne de
Jean Bunisset.....)
Comme beaucoup de ses camarades élevés au grand air, le jeune Lachaud n'était pas des plus dociles. Il fut "un assez pitoyable élève". Heureusement, un jeune professeur du nouveau
collège de Bazas, en Gironde, l'abbé Flandrin rencontra l'enfant au cours d'un voyage à Treignac. Il remarqua cet écolier:" le trouvant vif, intelligent et aimable, il s'étonna qu'il ne fit pas de
progrès. Il demanda à son père de l'emmener avec lui à Bazas et l'obtint.
Ayant terminé ses études secondaires avec succés, son père l'envoya à Paris faire son droit en 1836. Trois ans plus tard, il était licencié. Quelques mois après il s'inscrivait comme avocat
stagiaire au barreau de Tulle..... mais bientôt ce fut sa première plaidoirie et quelques mois après "l'affaire Lafarge". Il avait trouvé sa voie.
Près de la Chaussée d'Antin, était un "salon" célèbre, né en plein éclat du romantisme, celui de Mme Ancelot.
Son salon rivalisait avec les plus célèbres, en particulier celui de Mme Récamier qui vint souvent avec Chateaubriand aux soirées de Mme Ancelot.
Victor Hugo le fréquenta au début de sa carrière poétique.Et la figure un peu hautaine du comte Alfred de Vigny y apportait une note de mystère et de grandeur. Ce dernier était l'ami privilégié de
la maison et un des plus fidèles admirateurs de Mme Ancelot.
Un soir , l'avocat M° Dubreuil introduisit dans l'assemblée son jeune ami Charles Lachaud qui venait de s'installer dans un modeste appartement de la rue Neuve-Luxembourg. Chacun l'accueillit
avec bonne grâce, depuis Mme Ancelot, jusqu'à sa fille unique Louise, alors dans tout le rayonnement de sa jeunesse. En effet l'affaire Lafarge avait été souvent commentée dans ce salon et le jeune
avocat était précédé de toute une légende dorée. Sa voix, déjà incomparable fit le reste . Il fut adopté.
Quant à lui, il s'interessa surtout à la jeune fille de la maison.
Le mariage fut célébré le 17 février 1844.
Deux enfants vinrent apporter la joie au foyer. Georges l'aîné naquit la nuit de Noël 1844..... Alfred de Vigny accepta avec joie d'être parrain. Thérèse naquit le 12 janvier 1846.
......
Nous pouvons maintenant tracer le portrait de l'homme public, de l'avocat incomparable que fut Charles Lachaud. (à suivre)
pffffffffffft un potin...... ça vous dit?
Alors voilà!
L'attachement si marqué du comte Alfred de Vigny pour Louise Ancelot a fait penser qu'elle aurait pu être sa fille! Aucune preuve n'a pu être apportée cependant. Pour autant, A . de Vigny légua tous ses biens, en dehors de son oeuvre littéraire, à celle qu'il considérait comme "la
fille de son âme".
Publié dans : Echos de Liberté
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Mardi 5 mai 2009
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suite de l'histoire tirée du livre de Jean Vinatier " Histoire génrale de Treignac-sur-Vézère."
Qui est il donc,ce jeune Charles Lachaud, avocat:
La photographie qu'en a fait alors le célèbre Nadar nous montre un jeune homme éclatant de santé, sûr de lui, le visage prêt au sourire et les yeux tournés vers l'avenir.
Quant à Marie Capelle, il émanait d'elle le charme indéfinissable et romantique d'une jeune femme fine, intelligente, sensible et gracieuse, et en même temps transfigurée par son malheur.
Que se passa-t-il entre le jeune avocat et la jeune accusée?
Il est indéniable qu'un sentiment de tendre compassion grandit peu à peu dans le coeur de Charles Lachaud.
...... Le public des Assises le voyant si dévoué, si empressé, tout rayonnant d'ardeur et de jeunesse, et ne cessant de proclamer bien haut l'innocence de l'accusée, ce public unit rapidement leurs
deux noms et ils le sont restés pour la postérité.
Marie Capelle, il est vrai, a pris soin dans ses mémoires et sa volumineuse correspondance -(elle reçut près de 6000 lettres à la prison de Tulle!) de mettre en relief les qualités de coeur de son
défenseur.
Lorsqu'elle est transférée à la prison de Montpellier, M° Lachaud qu'elle appelle 'mon étoile de Tulle' obtient qu'elle ne parte pas dans un fourgon cellulaire, mais dans une voiture plus
confortable.
Lui avait-il fait quelques promesses au cours de ses nombreuses visites à la prison de Tulle? Les lettres de cette femme tour à tour énigmatique et passionnée, résonnent d'étranges accents.
Dès le 25 juin 1840 elle lui confiait:" le malheur m'a brisée. Mon âme s'est habituée à des sentiments intimes, calmes, réfléchis. Elle cache bien avant son idole, les mots qu'elle lui dit tout
bas, elle n'ose les traduire, il semble qu'elle se briserait de honte et de bonheur....Oh! je vous accepte cher absent, mais je n'espère pas vous faire oublier mon passé. Je ne suis pas capable de
vous rendre heureux. Je pleure et je regarde notre beau ciel. Là je serai toute à vous.... Alors quand vous me prendrez la main, en me demandant les plus douces paroles de la vie, je vous les dirai
de toute mon âme pour vous les redire encore pendant l'éternité."
Huit jours après le verdict, elle écrit au jeune avocat, parti se reposer dans sa ville natale:" Bonjour, cher hôte de mon coeur....Je veux que la poste vous apporte une heureuse minute. Je vais
entendre la messe, prier pour vous... Adieu mon ami. Je pense à vous. Je regarde le ciel. Je suis de l'âme et des yeux un flocon de nuage qui va vers Treignac et qui passe au-dessus de votre tête.
Je lui confie toutes mes pensées afin que dans vos promenades solitaires, il s'acquitte de mon message."
Enfin dans une lettre sans date, mais qui semble avoir été écrite après les fiançailles de Charles Lachaud, à Paris:" Vous avez fait tomber une larme sur le coeur de l'amie, vous avez blessé
l'orgueil d'une femme....j'ai dit peut être que je comptais sur votre affectueuse amitié, j'ai dit sans doute que je vous rendais de tout mon coeur cette amitié, mais lorsque je savais que vous en
aimiez une autre, avez vous pu croire que mon amitié ait été de vous créer un amour imaginaire et impossible pour m'en glorifier. Oh! non Monsieur une pareille légèreté est indigne de mon coeur...
Tenez, voici ma main, prenez-là dans les vôtres; elle est digne de l'amitié la plus profonde, elle l'accepte avec fierté, elle est indigne du plus petit amour qu'elle ne saurait accepter ni
comprendre."
Elle lui dira aussi un jour:"Je suis heureuse que mon malheur serve à votre fortune. Paris vous appelle. Partez je vous en prie."
Ainsi, après avoir un instant, semble-t-il espéré l'impossible, Marie Capelle a conclu avec sagesse, en s'en tenant à l'amitié.
"Sphynx féminin, ange ou démon du Glandier?" comme le dit Marcelle Tinayre. Qui le saura jamais?
Ce que nous savons avec certitude, c'est que Charles Lachaud, crut de toute l'ardeur de sa jeunesse et jusqu'à sa mort, à l'innocence de Mme Lafarge.L'ayant crue, il fut fidèle à sa mission de
défenseur de l'innocence.
Après cette tragique affaire, Charles Lachaud fut appelé à Lyon pour plaider une autre cause qui fit grand bruit "l'affaire Marcellange" ou le meurtre d'un jeune noble du Puy-de-Dôme. Charles
Lachaud ne put sauver l'assasin présumé, un domestique du château. Mais sa plaidoirie avait suscité, de la part du tribunal, une admiration sans réserve.
C'est alors que, brusquement, il se décida à suivre les conseils de Marie Capelle. malgré la tristesse de son père qui aurait désiré qu'il restât en Corrèze, il "monta" à Paris. Et pendant que la
diligence l'emportait vers cette capitale, où se concentraient alors toutes les gloires, le jeune avocat repassait dans sa mémoire le souvenir de ses années de jeunesse.(à suivre)
Quant à Marie.... (source Wikipédia)
Sa condamnation fait des remous jusqu’à Paris : George Sand écrit au peintre Eugène Delacroix et parle « d’affaire mal menée (…) et salement poursuivie par le ministère public ».
Elle est envoyée au bagne de Toulon ; la rapide dégradation de son état de santé conduira Louis-Philippe Ier à commuer sa peine en détention criminelle à perpétuité.
Transférée dans une des tours de la prison de Montpellier, elle contracte la tuberculose et est libérée par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte en 1852. Elle meurt le 6 septembre de la
même année.
Durant toute la durée de son emprisonnement, elle écrivit un journal intime d'une grande qualité littéraire, publié sous le titre Heures de prison (éditions Librairie nouvelle).
Elle est inhumée au cimetière d’Ornolac - Ussat-les-bains Ariège.
« Coup monté », « erreur judiciaire », « crime parfait » … « L’affaire Lafarge » restera pour l’opinion publique une des plus grandes énigmes judiciaires, à l’image de « l’affaire Dreyfus » ou de «
l’affaire du collier de la reine ».
Écrivains, journalistes, juristes s’intéressent encore aujourd’hui à cette mort suspecte. En 1937,
« L’affaire Lafarge » a même été adaptée au cinéma par le réalisateur Pierre Chenal…
Une enquête, menée en 1978, aurait démontré que Charles Lafarge serait en réalité mort de la fièvre typhoïde, dont le bacille était, à l’époque, mal identifié. (source
Wikipedia)
Publié dans : Echos de Liberté
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