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Parce que aujourd"hui mercredi 26 janvier 2011, cela fait une semaine que cette femme d'exception, je parle de Nymphéa, nous a laissé orphelins et tristes au bord du chemin...
Sur ces articles de la Marcelà, elle avait écrit ceci, le 22 décembre 2007
merci ,ma limousine...tu m'as réveillée.( pour rire : c'est vrai que pour un plouc ce mec écrit vachement bien ! ) tu m'as fait très plaisir ...je b'en fiche de basser noel seule et balade ..oin! oin! bise frisquettes .....
Pour la Luciole de l'Aubrac, je vous offre encore une fois les mots de ce poète (esse) corrézien.
Dernière page aujourd'hui sur cette femme d'exception.... la Marcèla.
Après des études secondaires puis un an d'Arts décoratifs, elle retourne dans la ferme familiale qu'elle cultive jusqu'à sa retraite.
La voilà jeune et belle chez mon amie la Luciole de l'Aubrac ici!
Oeuvre poétique immense (ballades, psaumes, proses poétiques, poèmes dramatiques, etc...) tant en occitan qu'en français ou dans les deux langues mêlées.
Ethnographe exigeante (nombreux recueils de contes et proverbes, Bestiari lemosin, Lo Libre de l'Erba e daus Aubres et ethnologue inspirée (Le Tombeau des Ancêtres, le Bourgeois et le Paysan -
analyse des contes du feu, etc..)
Mémorialiste méticuleuse de ce qu'elle percevait comme la fin de la civilisation paysanne (sept gros volumes de souvenirs, des Chemins Creux à la Fin de la Fable) et chroniques incisives (des
colonnes du Courrier du centre dans les années 50 à celles du Populaire dans les années 80).
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| Photo de l'Aubrac de P. Desmichel |
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L'ensemble de mes articles sur Marcelle Delpastre est extrait de ce petit recueil hommage édité en septembre 2005, lors d'une
rétrospective de l'oeuvre de ce poète limousin que j'aime tant!
Colette près de son domicile parisien avec un chat.
Composé d'allées de tilleuls, ce jardin est une évocation de celui que Colette pouvait admirer depuis sa fenêtre. L'alignement et l'espace entre chaque arbre sont identiques à ceux des jardins du Palais-Royal à Paris.
Début janvier 38, Colette emménage au 9 rue de Beaujolais, en plein coeur de ce Palais-Royal dont elle avait toujours rêvé.
Ce domicile, le quatorzième de sa vie sera son dernier refuge et l'ultime jardin dans lequel elle continuera d'admirer toutes les beautés de la nature.
Le 3 août 1954, elle poussera son dernier soupir, après avoir dit à Maurice Goudeket en lui désignant ses boîtes à papillons et les oiseaux dans le jardin:" Regarde..."
Voilà, c'était le dernier reportage sur ces superbes jardins de Colette.
Si jamais vous passez à Brive, remontez un peu jusqu'à Varetz..... ils sont là!
Je me promets d'y revenir en juin.... pour admirer toutes les fleurs.
Si vous n'avez pas cette occasion là vous pouvez aller sur le site officiel.... Tout y est dit
Pour raconter la vie de cette grande écrivaine, je me suis largement inspirée de la belle brochure bleue distribuée à l'entrée des jardins.... rooo
Barbouille est encore là!
Nous avions suivi une jeune guide épatante et qui connaissait tout de Colette.......
Claudine au jardin!
Maurice Goudeket est présenté à Colette en décembre 1924 et l'année suivante il lui fait découvrir la Provence.
Colette conquise achète une modeste maison près de Saint Tropez.
Elle la baptise la "Treille Muscate" en hommage au raisin muscat qui y pousse en abondance.
Le deuxième jardin marie les essences locales (cyprès, figuier, olivier) et différentes variétés de la fleur provençale par excellence qu'est la lavande.
La "chambre à dormir dehors" , où elle passait ces nuits d'été est peinte du bleu cher à Colette.
" C'est la mer qui m'a appelée ici, dit-elle. Je suis libre maintenant de vivre si je veux, de
mourir si je peux..... nous n'en sommes pas encore là. Je ne fais que d'arriver et d'acquérir."
Et l'eau court tout le long.....
Au côté de Maurice, ( qu'elle épouse en 1935 et avec qui elle vit une relation fusionnelle et passionnée, qui ne s'achèvera qu'avec le décès de Colette en 1954, ) elle passe plusieurs étés idylliques , avant de constater que Saint Tropez est devenu un lieu de villégiature très " tendance", où les passants la reconnaissent....
Après avoir lancé une ligne de produits de beauté (des "trucasfouttsulapeau" comme elle le dit avec humour!) Colette multiplie les activités: Conférencière,journaliste, adaptation de ses pièces au théâtre et au cinéma, émission de radio où l'on entend son accent bourguignon.... à rouler les rrrrrrrrrrrrr....
En 1939 elle vend la "Treille Muscate" à l'acteur Charles Vanel et achète une petite maison près de Monfort Lamaury dont un mur est entièrement recouverte de glycines;
La seconde guerre mondiale l'oblige à la revendre l'année suivante.
Demain dernier jardin..... Les jardins du Palais-Royal, le jardin imaginaire.
Le point de vue de Colette " Il faut venir. Cet endroit est fait pour nous. Personne,-mille bêtes, une nourriture aussi simple qu'alliacée, un beau pays, du silence. J'ai mangé six gousses d'ail à dîner, deux oignons à déjeuner."
Née le 13 juillet 1913, la fille de Colette et Henry de Jouvenel se prénomme Colette, mais ne tarde pas à recevoir le surnom de "Bel-Gazou". Sa mère dit d'elle avec attendrissement:"Colette II enchante son père qui a partout cette petite ombre dansante sur ses pas."
Très vite installée à Caste-Novel, où elle passera toute son enfance, Bel-Gazou est confiée aux soins d'une nurse anglaise, miss Draper. Elle ne verra que très peu son père et sa célèbre mère et le déplorera à maintes reprises.
Outre "l'enfant et les sortilèges", Colette a également écrit pour elle de très beaux contes, réunis dans Prrrou, Poucette et quelques autres.
Bel-Gazou s'occupait beaucoup de la basse-cour....
on retrouve poules et coqs limousins! On peut même acheter des poussins!!
Les saules plantés en parterre, font revivre ceux qui étaient très présents en Corrèze à l'époque où Colette séjournait à Castel-Novel.
Plus loin les chênes centenaires toujours visibles dans le parc du château, que Colette a sans doute admirés, font également partie des spécimens caractéristiques de la végétation corrézienne.
Demain nous irons en Provence ....
Juste une dernière image... des roses qu'affectionnaient particulièrement Colette "Cuisse de Nymphe".... en hommage à la Luciole de l'Aubrac qui est partie tutoyer les étoiles!
En 1905, Colette rencontre la marquise Mathilde de Belbeuf (Missy), fille du duc de Morny. Ensemble elles font scandale en se produisant au Moulin Rouge en 1907, dans un mimodrame intitulé "Rêves d'Egypte" lors duquel elles échangent un baiser. Cette amie passionnée aidera Colette à traverser sa solitude temporaire et ses difficultés financières après sa séparation d'avec Willy la même année.
En 1910, Missy achète le manoir de Rozven sous le nom de Colette.
Rozven est une grande maison bourgeoise nichée dans un creux de verdure, non loin de Saint Malo. Colette la conservera après sa séparation d'avec Missy. Comme l'écrit dans sa correspondance, Colette aime Rozven pour la vie saine que l'on y mène: elle jardine, se baigne, pêche, écrit....
Dans les jardins de Colette en Corrèze, l'arrivée à Rozven est incroyable.... on se croirait en Bretagne ...
Les chardons emblématiques de la Bretagne, font également écho au personnage de Vinca dans "Le blé en herbe" (..Non loin du buisson d'ajoncs se creusait cette combe ronde, tapissée de chardons, combe qu'à cause de la douleur des chardons bleus on nommait "les yeux de Vinca"
Les graminées blanches, vertes et bleues, évoquent elles aussi la végétation entourant Rozven ( la rose des vents)
Demain sur le parcours de ces jardins, nous revenons en Corrèze, avec Castel-Novel, le jardin de Bel-Gazou.
Le 2 septembre 1900, Colette et son époux Willy acquièrent le domaine des Monts-Boucons, situé à quelques kilomètres de Besançon. Cet achat rendu possible par le succès des Claudine, permet à Colette de concrétiser sa passion pour les jardins; elle redessine entièrement le vaste parc de la propriété, faisant aménager un refuge dans une grotte et planter de nombreux cerisiers, rosiers et autres végétaux.
Elle y passe plusieurs étés, en compagnie de son chat angora Kiki-la-Doucette.... Tandis qu'elle écrit sans relâche dans cette retraite paradisiaque, son volage époux multiplie les infidélités à Paris, ne venant aux Monts-Boucons que pour de furtives "visites surprises".
mini table d'orientation....
Les hêtres , symbolisant les bois de Franche-Comté dans lesquels Colette adorait courir pieds nus, sont
ici associés aux peupliers neige et aux merisiers. Ils sont prolongés par une évocation de forêts de conifères....
Les jardins de Colette en Corrèze sont encore très jeunes et tout doit pousser...
Un grand labyrinthe en forme de papillon pour amuser petits et grands!
Nous passons près du kiosque à musique....
Tout est jardiné d'une manière naturelle, on n'oublie pas les coccinelles!
Demain Rozven , le jardin de famille.
"Nous sommes ici au coeur de l'enfance de Sidonie-Gabrielle Colette, qui y voit le jour le 28 janvier 1873. Elle y coule des années heureuses, entourée de ses parents "Sido" et Jules Colette, dit le "Capitaine", ainsi que de ses frères Achille et Léo, tendrement surnommés "les sauvages" par leur mère, sans oublier Juliette "aux longs cheveux", sa demie-soeur née d'un premier mariage. Avide de nature, d'aventures et de découvertes, la petite Gabrielle ne cesse d'explorer le jardin familial, qui se divise en deux univers bien distincts: le"Jardin du haut" dédié aux plantes et aux fleurs, et le "jardin du bas" faisant office du potager.
Le jardin du haut
Entourée de charmes symbolisant le cocon familial, il mèle notamment la glycine si chère à Colette qu'elle évoquera dans de nombreux ouvrages; les rosiers qui faisaient la fierté de sa mère Sido; les myosotis bleus, hommage à la couleur fétiche de l'écrivain
On retrouve la glycine accrochée au banc sur lequel vous m'attendez....
La haie est faite de charmes....
Le jardin du Bas
Un hymne potager à la légendaire gourmandise de Colette, associant fruits (figuiers, poiriers, cognassiers, herbes aromatiques (thym citronné, ciboulette, marjolaine, camomille) et légumes (aubergines, melons, piments, poivrons, tomates, betteraves,
cardons,
fenouil.....
Je l'ai visité en septembre.... et déjà beaucoup de plantes n'étaient plus au jardin;
En ce qui concernent les fruits et légumes cultivés bio, ils sont donnés gratuitement aux cuisines de l'école de Varetz.
Colette aurait été heureuse de ce geste.
Voilà donc pour ce premier jardin ....
Point de vue de Colette sur le jardin bourguignon
"Ici règne la paix de notre jardin, où les enfants ne se battaient point, où bêtes et gens s'exprimaient avec douceur, un jardin, où trente années durant, un mari et une femme vécurent sas élever la voix l'un contre l'autre"
Demain Les Monts Boucons, le jardin solitaire.
Il s'agit du château de Castel-Novel, près de Varetz.
"Colette le découvre en août 1911 lorsqu'elle est présentée officiellement à sa belle-famille, les Jouvenel, propriétaires des lieux.
Elle y mettra au monde sa fille unique, Colette, dite Bel-Gazou, en 1913, et y séjournera de façon régulière jusqu'à sa séparation d'avec Henry de Jouvenel. Acceptant de se soumettre aux exigences de la carrière politique de son époux, qui devint sénateur de la Corrèze en 1921, Madame la baronne Henry de Jouvenel des Ursins donne de très nombreuses réceptions. L'une des plus marquantes fut le fastueux dîner de 87 couverts qu'elle organisa en l'honneur du Président de la République Raymond poincaré et de son épouse, à l'occasion de leur visite dans le Limousin.
Les "jardins de Colette" , six lieux emblématiques qui jalonnèrent son existence et ses écrits, nous invitent à découvrir une femme hors du commun, sensuelle, sensible, passionnée, tumultueuse.... elle sut décrire avec un talent unique les splendeurs apparentes ou cachées de la nature."
extrait de l'édition spéciale Colette "Le matin bleu"
En attendant demain, pour vous parler de Saint Sauveur en Puysaie, l'enfance au jardin, je vous propose à nouveau ce joli banc! promis je ne vous laisserai pas tomber!
Les quelques lignes en bleu étaient bien sûr l'écriture de Colette.
Vous l'aviez presque tous devinée! Bravo!!
Elle parlait de sa fille Colette de Jouvenel dite Bel Gazou qui a passé sa petite enfance à Castel Novel chez son père Henri de Jouvenel, deuxième mari de Colette.
En septembre nous avons poussé les portes de ces magnifiques jardins installés à Varetz en Corrèze, pas très loin de Brive.
J'ai pensé partager avec vous cette visite.
Et il y a beaucoup à voir!
On commencera par le jardin du haut et le jardin du bas à Saint Sauveur en Puysaie!
A demain donc!
J'aurai bien aimé publier cet article ce matin 14 juin 2010...... mais j'ai eu des problèmes pour mettre ma petite vidéo en ligne..... c'est rageant!
Je voulais vous parler de mon amie Denise qui m'avait confié ses souvenirs d'écolière au temps du chaos en juin 1940.
Denise vit au pays depuis de nombreuses années avec une belle Lola....
et parmi les fleurs de son jardin
Mais elle est bien connue et fort appréciée pour son militantisme et son engagement à l'A.N.A.C.R.
C'est une battante et sa silhouette juvénile fait oublier son âge!
Toujours prête pour aider!
Mais écoutons là!
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