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Lundi 9 mars 2009

Joli nom pour un petit village à quelques kilomètres de Saint Emilion , village où s'établiront pour un temps les tonneliers Clemenceau père et fils!
Etonnant ce village qui compte une dizaine de vignobles renommés! Mais celui que nous visiterons aujourd'hui, est le Château Laroque où au début du XXème siècle, Pierre était maître de chais!
Juste avant d'arriver au château nous avons croisé un vignoble au joli nom de la Rose Blanche!


Des côteaux arrondis bordent les berges de la Dordogne! Là sur une terrasse dominant le fleuve et la vallée, Château Laroque dresse l'élégante blancheur de sa silhouette.


Nous roulons sur une allée de gravier, bordée de grands sapins noirs.

L'entrée est tout à fait impressionnante!





Et on n'a pas hésité...... on est entré comme si c'était chez nous!

Haute grille de fer finement ouvragé, allées larges et droites, statues et balustres de pierre claire ajourée de multiples fenêtres, le plus pur style Louis XIV impose ici sa lumineuse harmonie.
Pourtant l'origine du domaine appartient à l'époque lointaine des invasions anglo-normandes.
Seul témoin de ce passé féodal, une puissante tour qui fut conservée lors de la reconstruction au XVIIème siècle. Pour trouver la trace de Pierre, nous avons demandé à consulter les archives. Hélas, vers 1906, un incendie détruisit beaucoup de registres.
Seule une photo de 1905 subsiste..... mais nous n'avons pas reconnu Pierre!

Le domaine sera géré pendant plus d'un siècle par la très ancienne famille des marquis de Rochefort-Lavie.
1935 marque le début de la renaissance avec la remise en valeur du vignoble par la famille Beaumartin qui replante 40hectares au début des années 60.
Aujourd'hui, Château-Laroque peut figurer avec ceux de son rang: les Grands Crus Classés de Saint-Emilion.


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Samedi 7 mars 2009
Avant de partir sur la trace des tonneliers, il faut que je vous dise deux choses:
D'abord, je me suis trompée ! je ne vous emmène pas tout de suite à Saint Laurent des Combes....... ce sera pour la semaine prochaine!
Ensuite, j'avais depuis quelques années trouvé pas mal de mes ancêtres, sans trop de difficulté il est vrai, car ils n'avaient pas trop bougé de la Corrèze.
Par contre Kléber se désespérait quelques peu quant aux siens. Il avait toujours entendu dire que le père de son grand père était un enfant trouvé et que à l'âge de faire son service militaire, un inconnu fortuné avait payé pour qu'il n'y parte pas!
Mais dans une valise en carton on avait retrouvé ceci:



et cette photo:

Nous ferons plusieurs virées en moto vers cette Charente Inférieure qui est devenue depuis Maritime.
En 2005, nous sommes allés à la mairie de Saint Pierre du Palais où nous avons trouvé l'acte de naissance de Pierre et ceux de ses 3 soeurs et 5 frères...... pour un enfant trouvé, il était riche d'une belle fratrie!
Rien de tel pour bien visiter une région que de chercher ses ancêtres!
Visite de la mairie, de l'église et du cimetière!
Voilà quelques photos de Saint Pierre du Palais et une petite maison juste à côté de l'église.




Saint Pierre du Palais fait partie du canton de Montguyon de l'arrondissement  de Jonzac et se trouve à quelques kilomètres des Eglisottes en Chalaure en Gironde.
Pierre est né au lieu dit La Petite Marthe, un lieu enchanteur où je vous emmènerai un de ces jours!
Quant il épouse Pétronille il est dit sabotier devenu plus tard tonnelier mais aussi maitre de chais dans les années 1905 au domaine Laroque!

Voulez vous voir Pétronille? Elle est si jolie ! La voilà!

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Vendredi 6 mars 2009
Chéri était bien son premier prénom! Mais on avait coutume de l'appeler Edmond!
Né en 1887 aux Eglisottes en Chalaure en Gironde, il suivra très tôt le métier de son père, tonnelier.
De vieilles photos retracent un peu sa vie

En 1917, il se trouve en Algérie dans la compagnie des Zouaves.


Vers 1920, il crée à Bercy sa fabrique de futailles
Voilà sa carte:



Et avec toute sa joyeuse équipe!



Je pense  que vous l'avez reconnu! celui qui fume! Il porte beau non?
Vous comprendrez donc aisément que dans la famille nous apprécions le vin de Bordeaux........ et tous les autres!

Plus tard, il travaillera chez Monbron et Bon au Bourget, usine qui fabriquait du caramel . Ce caramel était stocké dans des tonneaux.
Il prenait les transports en commun depuis Bagnolet et devait se lever très tôt. Il résoudra très vite ce problème en s'y rendant en moto.
Demain, nous partons sur les traces de Pierre, son père, en commençant par Saint Laurent des Combes, là où Edmond a passé sa petite enfance.
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Jeudi 5 mars 2009
Voilà bien longtemps que je voulais vous emmener sur cette terre féconde où les Clemenceau ont vu le jour!
Vous raconter l'histoire de ces tonneliers sur trois générations!
Il m'a semblé aussi que c'était un moment propice pour vous parler  de ce vin qu'une certaine pink lady met à mal ces temps ci!
En ces temps difficiles où l'on raconte que ce sont les femmes qui vont nous sauver de  la crise, je voudrais partager avec vous ces mots de la grande Colette
Dans l’expression des plaisirs de la chair, elle accorda aux plaisirs du vin une place de premier ordre. Elle fut en effet initiée au vin dès sa plus tendre enfance passée à Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne.
Elle l’évoque dans son ouvrage “En Pays Connu” :
“À l’âge où l’on lit à peine, j’épelai, goutte à goutte, des bordeaux rouges anciens et légers, d’éblouissants Yquem. Le champagne passa à son tour, murmure d’écume, perles d’air bondissantes ; à travers des banquets d’anniversaires et de première communion, il arrosa les truffes grises de la Puisaye… Bonnes études, d’où je me haussais à l’usage familier et discret du vin, non point avalé goulûment, mais mesuré dans des verres étroits à gorgées espacées, réfléchies. ”
 
Colette, à la vie mouvementée et aux nombreux maris et amants, évoqua également dans ses ouvrages ses rencontres avec la vigne, fit partager ses coups de cœur et donna des conseils gustatifs et culinaires.
Comme ses homologues Montaigne ou Rabelais, quatre siècles plus tôt, Colette donna vraiment ses lettres de noblesse au vin avec, cette fois-ci, une sensibilité toute féminine.
Et pour vous mettre les sens en éveil, voilà deux photos qui parlent d'elles mêmes et qui indiquent la terre que nous allons arpenter ensemble!

Vous voyez où l'on est?

 Celle que j'appelle la pink lady, Roselyne Bachelot, aurait finalement déclaré qu'elle  ne met pas d'eau dans son vin  et que
"Interdire le vin dans notre pays, c'est impossible"
Elle a appelé à une approche "raisonnable, culturelle, équilibrée" de la consommation d'alcool. La ministre de la santé a rappelé que l'interdiction de la vente au forfait n'empêchait pas la dégustation.
Encore heureux!

       

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Dimanche 15 février 2009
En ce jour de 15 février, je voudrais partager avec vous cette photo!
15 février, date anniversaire de mon père Louis.... voir ici aussi


A l'extrême droite de l'écran on y voit mon père, chef du chantier!
Il s'agit de la construction de la maison jaune, la maison des Nègrerie.
Quelques mots sur sa vie de maçon:
Après son service militaire dans la Marine, il part travailler à Paris comme maçon. Il travaille à la consolidation du Pont Marie, à la construction du cinéma le grand Rex....
En 1935, il s'établit comme entrepreneur en maçonnerie à Gourdon.
Travaux importants au niveau des routes de Bugeat et de Treignac, le stade André Barrière à Treignac et plusieurs maisons à Gourdon.

Extrait de "Balade à travers le vieux Gourdon" de Marcel Viossanges
"Quant à Louis, j'avais pour cet homme une admiration certaine. Il faut rappeler d'abord, qu'il était un véritable artiste en maçonnerie. Par ailleurs autodidacte comme son frère, il avait acquis des connaissances dans de très nombreux domaines, notamment en Histoire et Géographie, deux disciplines pour lesquels il éprouvait une extraordinaire passion."

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Samedi 22 novembre 2008

Pour toi notre montreur d'étoiles.......

Et revoir cette page, pour le souvenir.


Le vent nous portera paroles de Noir Désir



Je n'ai pas peur de la route

Faudrait voir, faut qu'on y goûte

Des méandres au creux des reins

Et tout ira bien

Le vent l'emportera

Ton message à la Grande Ourse

Et la trajectoire de la course

A l'instantané de velours

Même s'il ne sert à rien va


Le vent l'emportera

Tout disparaîtra

Le vent nous portera


La caresse et la mitraille

Cette plaie qui nous tiraille

Le palais des autres jours

D'hier et demain



Le vent les portera


Génétique en bandoulière

Des chromosomes dans l'atmosphère

Des taxis pour les galaxies

Et mon tapis volant dis


Le vent l'emportera

Tout disparaîtra

Le vent nous portera


Ce parfum de nos années mortes

Ce qui peut frapper à ta porte

Infinité de destin

On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte

Et que chacun refait ses comptes

J'emmène au creux de mon ombre

Des poussières de toi



Le vent les portera

Tout disparaîtra

Le vent nous portera

 



Découvrez Noir Désir!


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Dimanche 17 février 2008

Une toute petite histoire……

J’aime à penser qu’elle se déroule un mardi, mardi 17 février 1953.

J’étais très jeune à la mort de mon père….je n’ai pas beaucoup de souvenirs précis de lui, quelques moments très fugaces mais j’en ai de très solides dits par mes frères et sœurs. Dernière née de la famille j’étais un peu l’enfant gâtée, surtout par mon père. J’étais son " petitnou ", je le suivais partout, surtout lorsqu’il allait à son établi travailler le bois.

A cette époque là, la vie était difficile pour tous, mon père montait sa petite entreprise de maçonnerie, et les prêts n’étaient pas aussi faciles que maintenant. Donc il fallait faire attention et je pense que ma maman, femme discrète et bienveillante faisait attention à ce que notre vie soit la plus douce possible, tout en veillant à ne pas trop dépenser. Les gens du village aussi ne roulaient pas sur l’or…

Et donc ce mardi 17 février, mon père était allé à Tulle faire des achats pour la maison et aussi pour son travail, des choses essentielles, pas de superflu, on ne pouvait pas se le permettre…

Et pourtant lorsqu’il a passé la porte le soir venu, il a dit qu’il avait quelque chose qui allait faire bien plaisir à son " petitnou " Ma mère lui a lancé alors un regard désapprobateur. Surprenant son regard, mon père l’a rassuré en lui disant "  J’ai aussi quelque chose pour la maison et qui te rendra bien service ! " Et il lui a donné tout de suite un carton dans lequel se trouvait un moulin à café manuel de la marque Peugeot. Embarrassée mais souriante aussitôt, ma mère s’extasiait déjà sur ce bel objet… 

-Et pour moi alors ?

- Pour mon petitnou, voilà un beau petit vélo, regarde tout bleu !

Rien ne pouvait me faire plus plaisir, j’étais tellement contente et tout de suite je grimpais sur le vélo quand j’entendis ma mère dire

- Louis mais à quoi penses-tu ? un vélo pour la petite ! mais que vont dire les gens….

Ma mère était soucieuse de ce que l’on pouvait penser autour de nous… sans avoir de souci d’argent, il ne fallait pas dépenser à tord et à travers.

Ce petit vélo bleu est resté longtemps caché, je n’avais pas le droit d’en faire …jusqu’au jour où enfin j’ai pu descendre toute seule la seule rue du village.

Je ne sais combien de temps il est resté caché mais après qu’est ce que je me suis rattrapée ! ! J’ai toujours fait du vélo ! Plus tard j’ai hérité du vélo d’Elina, " la torpille " et ce sera sur ce super vélo ( dont le cadre s’apparentait à des tubes de chauffage central) que je dévalerai tous les lundis les 12 km pour aller au collège (rien que de la descente…) et que je remonterai péniblement les 12 km (rien qu’une seule côte) les samedis ….j’aurai tant aimé que ce soit l’inverse ! ! !

*****************************************************************
Article publié l'an passé! Faites le compte j'ai un an de plus et je passe un cap!
Ce sera peut être une péninsule! Allez savoir!
Belle journée à vous tous!
Et pour le fun je vous annonce un scoop! je me  présente à Genève!


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Sérieusement, je suis sur la liste électorale de Gourdon-Murat!
La semaine prochaine je vous rapporte des photos!
 
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Vendredi 15 février 2008

Aujourd'hui 15 février est la date anniversaire de la naissance de mon père.
Je remets un article posté l'an dernier .
Je reparle de son parcours dans la marine pour une bonne raison. J'ai été contactée par le webmaster du site ALAMER, qui ressence tous les marins disparus (guerre, commerce et pêche) . Sur la page d'accueil le deuxième marin est mon père! Je dois faire une page le concernant, mais je n'ai pas encore eu le temps!
En tout cas mon père a effectué son service militaire sur le Jean Bart en 1927. Le Jean Bart deviendra l'Océan!
Sur son bachis est écrit Jean-Bart!
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Le voilà avec son copain Léon lors d'une permission.
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Je vous ai dit déjà comme il aimait écrire et en particulier des chansons!
Voilà quelques images de son cahier de chansons lorsqu'il effectuait son service militaire à bord du Jean Bart en 1927.

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journal-j-bart.jpg ocean-1.jpg


Voilà ce qui est écrit..... là c'est noir!! (sourire)
 

3ème couplet

 

Au village voisin des gens courent dans l'ombre

 

Au loin le tocsin pour un bateau qui sombre

 

Pour leur porter secours

 

Le gars dans l'eau  s'élance

 

Mais les flots par vengeance

 
Le prennent pour toujours.

 


Refrain
 

L'océan n'a plus de garde

 

Car dans l'obscurité

 

C'est la folle camarde

 

Qui vient l'emporter

 

Sorcière toujours avide

 

Entraine au lointain

 

Celui qui fut gardien

 
De l'océan perfide.

 

 


  Médaille du Cyrnos que Kléber m'a offerte il y a peu! undefined

Mobilisé en septembre 1939, Louis rejoindra le patrouilleur Cyrnos comme second maître timonier. Il sera démobilisé en juillet 1940.

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Pour la famille la situation est dramatique......

 

Adrien et Joséphine ont eu 8 enfants. Cinq garçons ( Damien, Louis, Elie, Jean et Joseph) et trois filles (Marguerite, Louise et Yvonne).

Damien tombera en héros sur le front de l'Ebre en septembre 1938. En septembre 1939, Louis est mobilisé sur Toulon, Elie, Jean et Joseph seront mobilisés à leur tour et seront fait prisonniers en Allemagne. Des années noires.....  . Sans compter que Adrien le mari de Louise et Gabriel le mari de Marguerite seront eux aussi mobilisés.

Voilà une belle lettre d'Yvonne la petite soeur de mon père. Lisez, vous comprendrez ce qu'ils ont pu vivre. Elle explique tout.

 

undefined Gourdon le 15 septembre 1939

  Mon parrain chéri
 

Nous avons été bien heureux de recevoir tes cartes, et de savoir que tu avais fait un bon voyage, et que tu allais toujours bien .

Pour nous ici, la santé va bien. Louise et Adrien sont arrivés ainsi qu’Elie, le dimanche 3.

Elie est parti le mardi pour Brive et dimanche dernier, il est monté passer la journée avec nous. Il est bien nourri, et il a le moral excellent. Il pensait partir ces jours ci, mais il ne nous a pas encore écrit.

Quand à Jean et José, nous n’en avons pas de nouvelles. Jean ne nous a pas encore écrit ; mais les lettres mettent tellement de temps ! Mais José nous a écrit ces jours-ci, mais sa lettre était du 2. Alors ce n ‘est pas des nouvelles fraîches. Il nous disait qu’il avait bon moral et qu’il allait bien.

Quand à Adrien, il nous quitte lundi pour Périgueux. Donc nous serons bien tous seuls.

Enfin nous sommes quand même bien contents d’être là auprès de nos parents chéris !
Marguerite est bien seule, heureusement que ses petits lui aident bien, ainsi que ses beaux parents. Gabriel est toujours je crois à Bourges.

Tu sais nos Parisiens se sont extasiés devant tes petits, ils n’en revenaient pas de les voir si beaux. Elie qui dit : "  Eh bien il en a là une belle paire de fils, Louis, mon vieux ! "

Et c’est vrai qu’ils sont adorables. Hier comme Adrien a amené l’auto de son frère, nous sommes allés à Pradines, voir la vieille grand mère. Nous avons emmené Jeannot, elle lui a demandé : "  Où il est ton papa mon petit ? "

Et lui de répondre , le pauvret, bien tranquillement : "  à la guerre, sur un bateau ! " Et puis à Colette, il lui dit que quand tu reviendras, tu lui porteras une musique !

 Pauvre petit chéri, espérons de tout cœur que tout cela sera bientôt fini et vous nous reviendrez tous bien vite, que nous soyons heureux.
 Je vais m’arrêter car nous allons aller moissonner l’avoine. Nous avons déjà moissonner le blé noir.

Quant à ton regain, il est en barges, il était presque sec, mais il s’est mis à pleuvoir et il ne fait pas encore assez beau pour s’en occuper.

 Tous se joignent à moi, pour t’embrasser, de tout notre cœur mon parrain chéri.
 

Ta petite sœur et filleule qui pense bien à toi et qui t’aime de tout son cœur.

 Nénette

 


 


 

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Lundi 10 décembre 2007
                                                      Vers le Gers!
DSC05772001.jpg

Ils étaient six!
Six frères qui du jour au lendemain durent quitter la maison familiale.
Leurs parents Jean et Elisabeth pour des raisons financières venaient de vendre cette belle propriété de La Besse de Lestards qu'ils cultivaient depuis fort longtemps.
Fin du 19ème siècle.
Ils sont donc partis sur le trimard, sur les routes avec, pour tout bagage,  la malle à quatre nœuds….Ce grand mouchoir à carreaux porté au bout d'un bâton contenait toute leur fortune.
Ils sont devenus journaliers suivant les voies de chemin de fer où ils trouvaient toujours du travail. Ils ont tous appris le métier de maçon et au bout du compte sont tous arrivés dans le Gers, travaillant plus particulièrement dans la Compagnie des Chemins de Fer du Midi  sur la ligne Auch-Eauze.
2 mai.1909  Inauguration de la section Auch-Castéra-Verduzan du chemin de fer d'Auch à Eauze.


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-Adrien Léonard né en 1876.
Mon grand père. C'est lui qui parlait du Gers comme du Pays de Cocagne. Il reviendra à Gourdon quelques années pour se marier avec Joséphine en 1903.
Ces deux premiers garçons, Damien et Louis,  naîtront au pays et en 1906 il repart avec toute sa famille pour Lannepax dans le Gers. Habile maçon, il a travaillé notamment à la construction de pont de chemin de fer.
Il revient au pays en 1911, probablement pour aider sa vieille mère qui meurt cette année là. Il s'installe à Gourdon.
Au grand regret de Joséphine…..elle aurait voulu qu'il continue son métier de maçon, il gagnait bien sa vie, et ma grand mère avait de l'ambition pour ses enfants. Elle voulait qu'ils étudient.
 Métayer tout d'abord Adrien cultive la propriété des Prévot et en 1922 il achète la ferme , cultive la terre et élève ses abeilles.

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-Damien Martial dit le Mitron né en 1879.
Voir l'article ici.

Joseph-Pierre-dit-Jean-Magn.jpg

Joseph Pierre dit Jean né en 1885.
Jean sera aussi maçon.  En  juillet 1914 il épouse Isabelle à Saint Affrique dans l'Aveyron. Il aura le malheur d'être mobilisé en août 1914.
Sapeur mineur il est mort des suites de blessures à l'hôpital militaire de Commercy dans la  Meuse , laissant une veuve et une petite fille Yvonne.

Inscrit sur le monument au mort de Gourdon-Murat
,
louis-magnaval-de-treignac.jpg

-Léon Joseph dit Louis né en 1886.
Louis, maçon ,ne s'établira pas dans le Gers mais ira travailler à Paris et reviendra vivre à Treignac. Il aura 3 enfants avec la tante  Marceline.


edouard-1.jpg
-Edouard né en 1888.
Maçon c'est lui qui vivra dans le Gers, se mariera avec Elida à Vic Fézensac.
Très vite il s'établira à son compte mais cultivera la terre.
Ils auront trois enfants.
Son petit fils parle de lui encore comme d'un grand vaillant , pêcheur et chasseur ,bon vivant…. Il aimait bien braver les gardes champêtres!

-Elie Joseph né en 1891.
Est ce lui qui aimait les Indiens d'Amérique , lui qui ne pensait qu'à faire des teepees et ruinait les draps de sa toute jeune belle sœur Elida….. toujours est il que lui aussi maçon s'est trouvé à travailler sur des chantiers dans Paris.
Monté sur un échafaudage, il fera une chute terrible et mortelle!
Il n'avait pas 20 ans.

Adrien passera le relais à quatre de ses fils.
Damien, Louis, Elie, Joseph seront maçons. Jean cultivera la terre.
joseph-jean-octave-elie-lou.jpg
                Joseph, Jean, Ottavio, Elie et Louis devant la ferme.
Ottavio mari de ma tante Yvonne était aussi maçon.
Chef de chantier, il participera à de grandes constructions comme le pont de Tancarville ainsi qu'au Portugal et au Liban.
La malle à quatre nœuds deviendra une vraie malle pour les enfants d'Adrien .

malle.jpg
Un grand merci à Georges, petit fils d'Edouard qui m'a aidé à reconstituer l'histoire de nos grands pères.



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Lundi 10 décembre 2007
Rassurez vous je ne yoyote pas!
Je mets en ligne à ouveau cet article!
Il fallait que j'apporte une correction!
**************************************************************
Je vous ai déjà parlé de mon grand père Adrien, l'apiculteur.....
Aujourd'hui je vous présente son frère
Damien de 3 ans son cadet , né un 30 juin 1879 à la Besse commune de Lestards.
Ce prénom était beaucoup porté dans la famille surtout du côté des Bunisset de Coissac.

Dans la famille on l'a toujours appelé  le Mitron.
Dans sa jeunesse, dans les années 1897, il a été compagnon  boulanger charpentier du Devoir de Liberté.
J'apporte ici une correction importante!
un commentaire vient d'être posté par Jean-Michel MATHONIÈRE sur l'article Damien Magnaval dit Le Mitron, sur votre blog ionard

Extrait du commentaire:
Bonjour,
je découvre votre site par le lien que vous avez fait vers le mien.
Votre ancêtre n'était pas Compagnon boulanger, mais
Compagnon charpentier du Devoir de Liberté...
Les attributs compagnonniques qu'il porte, ne laissent aucun doute à cet égard car ces Compagnons avaient des couleurs et une canne très caractéristiques, différents de ceux des autres sociétés compagnonniques (dont les Compagnons charpentiers du Devoir, leurs rivaux). A noter au passage que nombre des Compagnons de ce rite étaient également Francs-maçons.
Voilà un rebondissement intéressant dans votre histoire familiale.
Je reste à votre écoute pour plus d'informations.
Bien cordialement.

Je remercie infiniement Mr Mathonière pour ses remarques!
Elles sont importantes pour moi!
J'avoue avoir fait une déduction hâtive!
Ce surnom de mitron m'avait induite en erreur!
Depuis je sais que ce surnom lui était venu du temps où, jeune garçon, il aidait le boulanger du village.

Le voilà dans son beau costume avec tous les attibuts du métier.
Admirez!
damien-magnaval-dit-le-mitr.jpg
Je sais peu de chose sur ce grand oncle, sur ces années de compagnon. J'ai trouvé un site qui va peut être m'aider à en savoir un peu plus, ici.

J'ai trouvé dans les archives familiales un de ses carnets daté de 1908 à 1914.
Je ne sais quels comptes il tenait là exactement. A cette époque là il travaillait aux Halles de Paris dans le négoce du vin. Mais brutalement les comptes s'arrêtent à la page du 2 août 1914. Il a simplement écrit " Départ pour la guerre".
Il en reviendra, restera célibataire.
On parle de lui comme quelqu'un de très soigné, à la limite méticuleux.
Il avait une belle paire de moustaches qu'il entretenait très soigneusement!
Voilà deux photos qui le démontrent. Et comme tous les Magnaval il avait de beaux yeux bleus.

damien-le-mitron-1.jpg

damien-le-mitron.jpg



Pendant l'Occupation il viendra aider son frère Adrien à tenir la ferme.
La situation était très critique. Après la mort tragique du fils ainé Damien en Espagne en 1938, les quatre autres fils d'Adrien n'étaient plus là pour aider.
Mon père Louis était timonier sur le Cyrnos à Toulon,  Elie, Joseph et Jean se trouvaient prisonniers en Allemagne.
Le mitron a été d'un grand secours pour toute la famille!
J'aime à penser qu'il retrouvait avec plaisir les joies de son premier métier, faire le bon pain! heu là je m'avance certainement ..... maintenant que je sais!
Il restera sur la fin de sa vie dans la belle ville de Treignac.
Il est mort à l'âge de 81 ans, seul.
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