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Pour trouver la trace de Pierre, nous avons demandé à consulter les archives. Hélas, vers 1906, un incendie détruisit beaucoup de registres.
Vous voyez où l'on est?
Quelques mots sur sa vie de maçon:Pour toi notre montreur d'étoiles.......
Et revoir cette page, pour le souvenir.
Le vent nous portera paroles de Noir Désir
Une toute petite histoire……
J’aime à penser qu’elle se déroule un mardi, mardi 17 février 1953.
J’étais très jeune à la mort de mon père….je n’ai pas beaucoup de souvenirs précis de lui, quelques moments très fugaces mais j’en ai de très solides dits par mes frères et sœurs. Dernière née de la famille j’étais un peu l’enfant gâtée, surtout par mon père. J’étais son " petitnou ", je le suivais partout, surtout lorsqu’il allait à son établi travailler le bois.
A cette époque là, la vie était difficile pour tous, mon père montait sa petite entreprise de maçonnerie, et les prêts n’étaient pas aussi faciles que maintenant. Donc il fallait faire attention et je pense que ma maman, femme discrète et bienveillante faisait attention à ce que notre vie soit la plus douce possible, tout en veillant à ne pas trop dépenser. Les gens du village aussi ne roulaient pas sur l’or…
Et donc ce mardi 17 février, mon père était allé à Tulle faire des achats pour la maison et aussi pour son travail, des choses essentielles, pas de superflu, on ne pouvait pas se le permettre…
Et pourtant lorsqu’il a passé la porte le soir venu, il a dit qu’il avait quelque chose qui allait faire bien plaisir à son " petitnou " Ma mère lui a lancé alors un regard désapprobateur. Surprenant son regard, mon père l’a rassuré en lui disant " J’ai aussi quelque chose pour la maison et qui te rendra bien service ! " Et il lui a donné tout de suite un carton dans lequel se trouvait un moulin à café manuel de la marque Peugeot. Embarrassée mais souriante aussitôt, ma mère s’extasiait déjà sur ce bel objet…
-Et pour moi alors ?
- Pour mon petitnou, voilà un beau petit vélo, regarde tout bleu !
Rien ne pouvait me faire plus plaisir, j’étais tellement contente et tout de suite je grimpais sur le vélo quand j’entendis ma mère dire
- Louis mais à quoi penses-tu ? un vélo pour la petite ! mais que vont dire les gens….
Ma mère était soucieuse de ce que l’on pouvait penser autour de nous… sans avoir de souci d’argent, il ne fallait pas dépenser à tord et à travers.
Ce petit vélo bleu est resté longtemps caché, je n’avais pas le droit d’en faire …jusqu’au jour où enfin j’ai pu descendre toute seule la seule rue du village.
Je ne sais combien de temps il est resté caché mais après qu’est ce que je me suis rattrapée ! ! J’ai toujours fait du vélo ! Plus tard j’ai
hérité du vélo d’Elina, " la torpille " et ce sera sur ce super vélo ( dont le cadre s’apparentait à des tubes de chauffage central) que je dévalerai tous les lundis les 12 km pour
aller au collège (rien que de la descente…) et que je remonterai péniblement les 12 km (rien qu’une seule côte) les samedis ….j’aurai tant aimé que ce soit l’inverse ! ! !
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Article publié l'an passé! Faites le compte j'ai un an de plus et je passe un cap!
Ce sera peut être une péninsule! Allez savoir!
Belle journée à vous tous!
Et pour le fun je vous annonce un scoop! je me présente à Genève!
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Aujourd'hui 15 février est la date anniversaire de la naissance de mon père.
Je remets un article posté l'an dernier .
Je reparle de son parcours dans la marine pour une bonne raison. J'ai été contactée par le webmaster du site ALAMER, qui ressence tous les marins disparus (guerre, commerce et pêche) . Sur la page d'accueil le deuxième marin est mon père! Je dois faire une page le
concernant, mais je n'ai pas encore eu le temps!
En tout cas mon père a effectué son service militaire sur le Jean Bart en 1927. Le Jean Bart deviendra l'Océan!
Sur son bachis est écrit Jean-Bart!
Le voilà avec son copain Léon lors d'une permission.
Je vous ai dit déjà comme il aimait écrire et en particulier des chansons!
Voilà quelques images de son cahier de chansons lorsqu'il effectuait son service militaire à bord du Jean Bart en 1927.
3ème couplet
Au village voisin des gens courent dans l'ombre
Au loin le tocsin pour un bateau qui sombre
Pour leur porter secours
Le gars dans l'eau s'élance
Mais les flots par vengeance
L'océan n'a plus de garde
Car dans l'obscurité
C'est la folle camarde
Qui vient l'emporter
Sorcière toujours avide
Entraine au lointain
Celui qui fut gardien
Médaille du Cyrnos que Kléber m'a offerte il y a peu!
Mobilisé en septembre 1939, Louis rejoindra le patrouilleur Cyrnos comme second maître timonier. Il sera démobilisé en juillet 1940.
Pour la famille la situation est dramatique......
Adrien et Joséphine ont eu 8 enfants. Cinq garçons ( Damien, Louis, Elie, Jean et Joseph) et trois filles (Marguerite, Louise et Yvonne).
Damien tombera en héros sur le front de l'Ebre en septembre 1938. En septembre 1939, Louis est mobilisé sur Toulon, Elie, Jean et Joseph seront mobilisés à leur tour et seront fait prisonniers en Allemagne. Des années noires..... . Sans compter que Adrien le mari de Louise et Gabriel le mari de Marguerite seront eux aussi mobilisés.
Voilà une belle lettre d'Yvonne la petite soeur de mon père. Lisez, vous comprendrez ce qu'ils ont pu vivre. Elle explique tout.
Gourdon le 15 septembre 1939
Nous avons été bien heureux de recevoir tes cartes, et de savoir que tu avais fait un bon voyage, et que tu allais toujours bien .
Pour nous ici, la santé va bien. Louise et Adrien sont arrivés ainsi qu’Elie, le dimanche 3.
Elie est parti le mardi pour Brive et dimanche dernier, il est monté passer la journée avec nous. Il est bien nourri, et il a le moral excellent. Il pensait partir ces jours ci, mais il ne nous a pas encore écrit.
Quand à Jean et José, nous n’en avons pas de nouvelles. Jean ne nous a pas encore écrit ; mais les lettres mettent tellement de temps ! Mais José nous a écrit ces jours-ci, mais sa lettre était du 2. Alors ce n ‘est pas des nouvelles fraîches. Il nous disait qu’il avait bon moral et qu’il allait bien.
Quand à Adrien, il nous quitte lundi pour Périgueux. Donc nous serons bien tous seuls.
Enfin nous sommes quand même bien contents d’être là auprès de nos parents chéris !
Marguerite est bien seule, heureusement que ses petits lui aident bien, ainsi que ses beaux parents. Gabriel est
toujours je crois à Bourges.
Tu sais nos Parisiens se sont extasiés devant tes petits, ils n’en revenaient pas de les voir si beaux. Elie qui dit : " Eh bien il en a là une belle paire de fils, Louis, mon vieux ! "
Et c’est vrai qu’ils sont adorables. Hier comme Adrien a amené l’auto de son frère, nous sommes allés à Pradines, voir la vieille grand mère. Nous avons emmené Jeannot, elle lui a demandé : " Où il est ton papa mon petit ? "
Et lui de répondre , le pauvret, bien tranquillement : " à la guerre, sur un bateau ! " Et puis à Colette, il lui dit que quand tu reviendras, tu lui porteras une musique !
Quant à ton regain, il est en barges, il était presque sec, mais il s’est mis à pleuvoir et il ne fait pas encore assez beau pour s’en occuper.
Ta petite sœur et filleule qui pense bien à toi et qui t’aime de tout son cœur.
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| Joseph, Jean, Ottavio, Elie et Louis devant la ferme. |
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