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chansons et poèmes

Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 01:20

20 ans déjà....


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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 00:53

Un tout petit partage pour un si grand moment.... c'était magique! Imagine!

La prise de vue n'est pas terrible mais le son était excellent!


 

Bon week end à vous tous!

Publié dans : chansons et poèmes
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 10:02

 

Deux photos de notre expo

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En fond sonore le chant pour Fédérico par la belle voix de Jean Ferrat.

Notre exposition est visible jusqu'au 2 novembre de 15h à 17 heures.

Et pour Martine en particulier la traduction de L'estaca

 

L'estaca (Le Pieu (1))

 

Grand-père Siset me parlait ainsi

De bon matin sous le porche

Tandis qu'en attendant le soleil

Nous regardions passer les charettes

 

Siset, ne vois-tu pas le pieu

Où nous sommes tous attachés ?

Si nous ne pouvons nous en défaire

Jamais nous ne pourrons nous échapper !

 

[Refrain]

Si nous tirons tous, il tombera

Cela ne peut durer plus longtemps

C'est sûr il tombera, tombera, tombera

Bien vermoulu il doît être déjà.

Si tu le tires fort par ici

Et que je le tire fort par là

C'est sûr, il tombera, tombera, tombera,

Et nous pourrons nous libérer.

 

Mais Siset, ça fait déjà bien longtemps

Mes mains à vif sont écorchées !

Et alors que les forces me quittent

Il est plus large et plus haut.

 

Bien sûr, je sais qu'il est pourri,

Mais, aussi, Siset, il est si lourd !

Que parfois les forcent me manquent

Reprenons donc ton chant :

 

[Refrain]

 

Grand-père Siset ne dit plus rien

Un mauvais vent l'a emporté

Lui seul sait vers quel lieu

Et moi, je reste sous le porche

 

Et quand passent d'autres gens

Je lève la tête pour chanter

Le dernier chant de Siset,

Le dernier qu'il m'a appris :

 

[Refrain] (x2)

cette chanson est une chanson de résistance.

 

Sous Franco, le catalan a été une langue pourchassée

Par les nationalistes.

 

Lluis Llach écrit ici son attachement pour sa langue natale,

 

Cette chanson est aujourd'hui un véritable hymne catalan.

Publié dans : chansons et poèmes
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 00:22
Alors vous l'avez tous ou presque reconnu....... par sa chevelure!
Etonnant!
   Rien n'est établi est donc l'anagramme de
Albert Einstein
Né le 14 mars 1879 à Ulm, Württemberg, Allemagne - 18 avril 1955 à Princeton, New Jersey, États-Unis, il était un physicien allemand, puis apatride (1896), suisse (1899), et enfin helvético-américain (1940). Il était d'origine juive.

Il a publié la théorie de la relativité restreinte en 1905 et une théorie de la gravité dite relativité générale en 1915. Il a largement contribué au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1921 pour son explication de l'effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l'équation E=mc² qui quantifie l'énergie disponible dans la matière. (source  Wikipédia)
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Et pour ce dimanche, je vais donc vous parler des cheveux!
Oui oui j'ai trouvé un joli poème de Rémy de Gourmont (1858-1915) sur les cheveux!
Et comme il parle d'une Simone, j'ai pensé à deux Simone que j'aime beaucoup!

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Simone de Beauvoir et Simone Signoret
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Simone, il y a un grand mystère
Dans la forêt de tes cheveux.

Tu sens le foin, tu sens la pierre
Où des bêtes se sont posées ;
Tu sens le cuir, tu sens le blé,
Quand il vient d’être vanné ;
Tu sens le bois, tu sens le pain
Qu’on apporte le matin ;
Tu sens les fleurs qui ont poussé
Le long d’un mur abandonné ;
Tu sens la ronce, tu sens le lierre
Qui a été lavé par la pluie ;
Tu sens le jonc et la fougère
Qu’on fauche à la tombée de la nuit ;
Tu sens le houx, tu sens la mousse,
Tu sens l’herbe mourante et rousse
Qui s’égrène à l’ombre des haies ;
Tu sens l’ortie et le genêt,
Tu sens le trèfle, tu sens le lait ;
Tu sens le fenouil et l’anis ;
Tu sens les noix, tu sens les fruits
Qui sont bien mûrs et que l’on cueille ;
Tu sens le saule et le tilleul
Quand ils ont des fleurs plein les feuilles ;
Tu sens le miel, tu sens la vie
Qui se promène dans les prairies ;
Tu sens la terre et la rivière ;
Tu sens l’amour, tu sens le feu.

Simone, il y a un grand mystère
Dans la forêt de tes cheveux.



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Lundi 31 décembre 2007 1 31 /12 /Déc /2007 00:00
Cette fin d'année de par le monde me semble terrible  .....
Ce poème retrouvé dans mes cahiers d'écolière illustre bien la terrible épreuve que traverse tant de gens...... avec les nantis qui s'en mettent toujours plein les poches...
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Plateau de Millevaches janvier 2007 Photo de Richard

Première gelée
Voici venir l'Hiver, tueur des pauvres gens.

Ainsi qu'un dur baron précédé de sergents,
Il fait, pour l'annoncer, courir le long des rues
La gelée aux doigts blancs et les bises bourrues.
On entend haleter le souffle des gamins
Qui se sauvent, collant leurs lèvres à leurs mains,
Et tapent fortement du pied la terre sèche.
Le chien, sans rien flairer, file ainsi qu'une flèche.
Les messieurs en chapeau, raides et boutonnés,
Font le dos rond, et dans leur col plongent leur nez.
Les femmes, comme des coureurs dans la carrière,
Ont la gorge en avant, les coudes en arrière,
Les reins cambrés. Leur pas, d'un mouvement coquin,
Fait onduler sur leur croupe leur troussequin.
Oh ! comme c'est joli, la première gelée !
La vitre, par le froid du dehors flagellée,
Étincelle, au dedans, de cristaux délicats,
Et papillotte sous la nacre des micas
Dont le dessin fleurit en volutes d'acanthe.
Les arbres sont vêtus d'une faille craquante.
Le ciel a la pâleur fine des vieux argents.

Voici venir l'Hiver, tueur des pauvres gens.

Voici venir l'Hiver dans son manteau de glace.
Place au Roi qui s'avance en grondant, place, place !
Et la bise, à grands coups de fouet sur les mollets,
Fait courir le gamin. Le vent dans les collets
Des messieurs boutonnés fourre des cents d'épingles.
Les chiens au bout du dos semblent traîner des tringles.
Et les femmes, sentant des petits doigts fripons
Grimper sournoisement sous leurs derniers jupons,
Se cognent les genoux pour mieux serrer les cuisses.
Les maisons dans le ciel fument comme des Suisses.
Près des chenets joyeux les messieurs en chapeau
Vont s'asseoir ; la chaleur leur détendra la peau.
Les femmes, relevant leurs jupes à mi-jambe,
Pour garantir leur teint de la bûche qui flambe
Étendront leurs deux mains longues aux doigts rosés,

Qu'un tendre amant fera mollir sous les baisers.
Heureux ceux-là qu'attend la bonne chambre chaude !
Mais le gamin qui court, mais le vieux chien qui rôde,
Mais les gueux, les petits, le tas des indigents...
Voici venir l'Hiver, tueur des pauvres gens.

Jean Richepin (1849- 1926) La chanson des gueux
*************

Alors pour cette année nouvelle qui est là et pour réchauffer nos coeurs, je vous promets un bon feu dans le cantou!
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 00:10

Bon OK c'était pas génial!
J'ai voulu faire la maline! Et certains m'ont dit
-" Quand je vois un truc comme ça, je cherche même pas,  je zappe..... carremment!"
D'autres ont pensé que j'avais fumé la moquette ou bu un petit coup en douce!
C'est la fin de l'année..... mon imagination dérape un peu!

La photo d'origine était un bout d'orange et j'avais pensé à cet extrait du poème de Louis Aragon!
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Voilà ce que le poète a dit!
Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

(extrait du poème "Un jour, un jour")

Et comme j'avais quelques jolies épaules à vous montrer.....
Promis je ne me lancerai plus dans des trucs aussi tordus..... jusqu'à la prochaine fois!
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Et le temps est tellement gris....
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 00:05
Le signe de ralliement entre certains d'entre nous!
Une superbe photo de Jean-Pierre ! Merci à toi !


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Le cygne

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un blanc navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent ; il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.

Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
Où l'horizon brunit rayé d'un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit,
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.


Sully Prudhomme

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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 00:00
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Aujourd'hui, en ce jour anniversaire, je voudrais rendre hommage à Yves Montand, chanteur et acteur que j'aimais beaucoup.
Yves Montand, de son vrai nom Ivo Livi, était un acteur de cinéma, chanteur et danseur interprète de music-hall français d'origine italienne, né le 13 octobre 1921 à Monsummano Alto, en Toscane en Italie et décédé le 9 novembre 1991 à Senlis dans l'Oise en France.

C'était une grande gueule sympathique, comme les français les adorent. Méditerranéen jusqu'au bout des ongles, Montand était un grand gosse qui ne savait jamais s'arrêter. C'est sans doute le film "César et Rosalie" (avec Romy Schneider) qui donne de lui l'image la plus fidèle. Mariant avec un rare bonheur chanson et cinéma, Montand eut aussi des femmes, beaucoup de femmes. Et pourtant, le couple qu'il formait avec Simone Signoret reste un modèle du genre. Ce que nos amis américains appelleraient un french paradoxe...  (source rfi musique)
A voir aussi ici, un petit clip que j'avais réalisé sur la chanson "Mon pot'le Gitan".

Extrait du CD Yves Montand - Plaisirs inédits

« L’immortel succès de Prévert et Kosma, Yves Montand l’a chanté mille fois et de milles façons…..après avoir mis deux ans à l’imposer !
Cette version sans musique plus parlée que chantée est totalement inédite.
Avec cette interprétation nouvelle, Montand voulait surprendre lors de son récital à Bercy . Dans cette salle gigantesque, il voulait plutôt un récital intimiste, où chaque spectateur entendrait sa voix comme s’il était tout proche.
Il envisageait de chanter ainsi les Feuilles Mortes a capella - sauf évidemment la reprise orchestrée du milieu- à la fin du récital, puis de tourner les talons et de rejoindre les coulisses dans un silence absolu.
C’est d’ailleurs ce qu’il a fait lors de l’unique répétition complète de son spectacle, donnée à l’Olympia en juin 1991 à l’intention de ses intimes »

Images :
Feuilles d’automne sur l’étang de Gourdon (11.06)
Photo trouvée sur le Net
Lune et Vénus à Gourdon (11.05)
L’éternelle idole de A.Rodin (1889)
Çacountala de C.Claudel (1905)
L’amant de J.J. Annaud d’après M. Duras
Photos de ma collection (pub)
Vidéos tournées au 4 routes ,  au Puy Sauget et en Corse
Photo de sable de Trégunc ( Octobre 2004)


Les feuilles mortes_0002
Vidéo envoyée par ionard
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 00:00

Parler de ce poème aujourd'hui me semble important...... il résonne très fort en moi et toujours porteur de sens, d'avenir....... on attend depuis si longtemps des lendemains qui chantent.....

LA ROSE ET LE RÉSÉDA  ( Louis Aragon )

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda 


Ce poème paru en 1941  est dédié par le poète à 4 grands Résistants de droite et de gauche, deux communistes et deux chrétiens ,fusillés par les Allemands :

Gabriel Péri : homme politique et journaliste français, membre du Parti communiste, fusillé en 1941
Honoré d'Estienne d'Orves : officier de marine français, rallié au Général de Gaulle en 1940, fusillé en 1941
Guy Moquet, fils d'un député communiste, fusillé comme otage en 1941, à l'âge de 17 ans
Gilbert Dru : il organisa la Résistance dans les milieux de la Jeunesse Chrétienne, fusillé à Lyon en 1944, à l'âge de 24 ans 

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Vous pouvez voir aussi un clip réalisé par Danielà-Lucie sur ce poème. 
http://www.dailymotion.com/video/x21nw9_laroseetlereseda
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 00:13

En ce jour de Saint Valentin, je vous donne à voir cette sanguine réalisée en 1992 que j'avais intitulée "deux ados" accompagnée du poème d'Aragon "Maintenant que la jeunesse" extrait du "Le cri du butor"

Les-ados.-Sanguine.jpg

Maintenant que la jeunesse s'éteint au carreau bleui

Maintenant que la jeunesse machinale m'a trahi

Maintenant que la jeunesse tu t'en souviens souviens-t-en

Maintenant que la jeunesse chante à d'autres le printemps

Maintenant que la jeunesse détourne ses yeux lilas

Maintenant que la jeunesse n'est plus ici n'est plus là

Maintenant que la jeunesse sur d'autres chemins légers

Maintenant que la jeunesse suit un nuage étranger

Maintenant que la jeunesse a fui voleur généreux

Me laissant mon droit d'aînesse et l'argent de mes cheveux

Il fait beau à n'y pas croire il fait beau comme jamais

Quel temps quel temps sans mémoire

On ne sait plus comment voir

Ni se lever ni s'asseoir

Il fait beau comme jamais

C'est un temps contre nature

Comme le ciel des peintures

Comme l'oubli des tortures

Il fait beau comme jamais

Frais comme l'eau sous la rame

Un temps fort comme une femme

Un temps à damner son âme

Il fait beau comme jamais un temps à rire et courir

Un temps à ne pas mourir

Un temps à craindre le pire

Il fait beau comme jamais

Tant pis pour l'homme au sang sombre

Le soleil prouvé par l'ombre

Enjambera les décombres

Il fait beau comme jamais


et n'oubliez pas agrostemma.jpg

 

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