ionard
Le soleil se couche ce soir sur mon pays!
Laissez moi encore vous parler de Don qui?
Le poème d’une centaine de pages écrit par Gatti cet hiver après la mort du grand maquisard Georges Guingouin est une ode lyrique au Limousin et à l’esprit de Résistance.
Retour aux Mille sources:
En 2005, Armand Gatti revient plusieurs fois sur le plateau aux « mille sources », dans la montagne limousine, à l’endroit où sa vie prit sens et envol. « Ma deuxième naissance », dit-il.
Au printemps Gatti se rend en haute Corrèze, au village de Tarnac et à la ferme de la Berbeyrolle où il fut planqué par Raymond Mas, le boulanger, et Pierre Hélie, « le paysan magnifique ».
Au dessus de son « trou », au côté de ses morts, les arbres montent toujours la garde. Le poète pénètre dans le maquis régénérateur où, par ses lectures et ses dialogues clandestins avec la forêt, il a accroché l’Univers.
Et quelques lignes sur Georges Guingouin
" Quasiment inconnu au delà de son pays limousin, où il fait toujours figure d’un moderne Jacquou le Croquant Communiste, Georges Guingouin est sans doute la plus singulière des personnalités majeures de la Résistance française. Il le fut en dépit, mais aussi grâce à la force de son enracinement parmi les paysans et le peuple d’une terre occitane rude, secrète, « sensible et rebelle ».
Premier maquisard de France, libérateur de Limoges, maire de cette ville jusqu’en 1947, Compagnon de la Libération ayant reçu les marques de reconnaissace des nations britanique, italienne et américaine, il restera, sa vie durant, un rebelle, l’archétype d’une résistance jamais abattue.
Après la Libération, en reprenant les rênes, la classe politique professionnelle, unanime, organisera avec méthode et acharnement son lynchage et sa disparition. En dépit des calomnies déversées par les journaux, des exclusions, des emprisonnements, des tentatives d’assassinat et des procès, l’homme isolé et nu, tint bon, entouré d’un carré de fidèles. Disparu de la scène publique et redevenu instituteur, rien n’arrêta cependant sa parole et son obstination à recouvrer son honneur, celui de toutes les résistances qui ont la liberté, la justice, l’égalité, la vérité et la fraternité comme recherches et pratiques. Il obtint le non-lieu des tribunaux et beaucoup plus tard les excuses publiques d’un Parti communiste reconnaissant devant l’Histoire sa terrible erreur."
Texte de Francis Juchereau
Vous l'aurez compris! ce n'est pas par hasard que je vous ai parlé hier et aujourd'hui de ces deux figures de la Résistance.
C'est bien pour faire écho aux derniers évènements de Tarnac.
Avant que de délirer et se déchirer, ces jeunes impliqués dans cette affaire, ont droit à la présomption d'innocence, mes compatriotes de Tarnac ont droit au respect et à la dignité!
Je sens tellement de mépris chez les médias lorsqu'ils parlent de ce trou perdu....
que ça me révolte!
Passez ce pont de pierre et admirez la beauté du lieu!
La planche de Marcy
Photo de Jacques Luce
Il n'y a rien, jusqu'à aujourd'hui de concret. C'est un peu comme l(histoire des Irlandais de Voncennes.
Bonne journée. Bises.
Beaucoup de détails intéressantsdans ce texte ! Les 2 photos sont superbes !
Bises et bon mercredi
Alain
- le 19/11/2008 à 07h28
bonjour Dany
je viens de lire avec grand intérêt des deux articles
elle est riche ta région
belle journée
à bientot
Bonjour dany,
j'ai lu attentivement ton article et plus j'avancais et plus je pensais à Georges Guingouin, ce resistant, premier maquisard, mais restant toute sa vie un rebelle. Pourquoi un tel lynchage de la classe politique et meme des siens.
Et lorsque j'arrive a ta conclusion, j'avais fait la meme, pourquoi s'en prendre a ses jeunes et les juger avant meme de savoir
pourquoi est organisé dans ce village de Tarnac, une telle opération de desinformation par les journalistes
comment les habitants de tarnac arrivent 'ils a vivre avec cela. Et justement ce trou perdu comme le disent si bien les journalistes est pour moi le paradis loin de tous ces abrutis de la ville.
Mon jules a bien rigolé avec l'epicerie en correze, il m'imaginait deja mais il imaginait aussi les gendarmes se pointant et m'arretant pour propagation politiquement incorrecte envers notre president.
Jules a voulu me perdre en montagne, mais je me suis accrochée, et puis pas folle, j'avais mon portable au cas ou et le 911 a porter de main.
la photo est superbe, c'est beau la corrèze
bisous et merci de tes coms, il me font plaisir
Bisous
Françoise